La Coordination des Groupes Anarchistes – Lyon, kezako?

posté le 16 janvier 2015 par

Le groupe de Lyon de la CGA (Coordination des Groupes Anarchistes) est un groupe anar­chiste dont l’objec­tif est la trans­for­ma­tion de la société pour mettre fin à toute forme de domi­na­tion et d’exploi­ta­tion, et cons­truire une société com­mu­niste liber­taire.

Nous sommes convain­cuEs que ce sont les oppri­méEs et les exploi­téEs qui jouent un rôle cen­tral dans la trans­for­ma­tion sociale.

Nous sommes convain­cuEs qu’un pro­ces­sus révo­lu­tion­naire authen­ti­que ne peut pas pro­ve­nir d’une avant-garde, n’est pas l’oeuvre d’un parti ou d’une orga­ni­sa­tion idéo­lo­gi­que, fut-elle anar­chiste, mais ne peut être que l’oeuvre des clas­ses oppri­méEs et exploi­téEs.

Nous sommes également convain­cuEs de la néces­sité de se regrou­per et s’orga­ni­ser sur 2 plans :

Sur le plan social, avec l’ensem­ble des oppri­méEs et des exploi­téEs, pour cons­truire, orga­ni­ser et déve­lop­per les luttes sur la base des néces­si­tés concrè­tes des oppri­méEs et des exploi­téEs

Sur le plan poli­ti­que, pour défen­dre au sein de ces mou­ve­ments sociaux et popu­lai­res qui nous parais­sent les mieux à même, non seu­le­ment d’attein­dre leurs objec­tifs immé­diats, mais aussi de cons­truire col­lec­ti­ve­ment les condi­tions d’une trans­for­ma­tion révo­lu­tion­naire de la société : auto­no­mie, indé­pen­dance vis à vis de toutes struc­tu­res hié­rar­chi­ques cher­chant à les ins­tru­men­ta­li­ser, auto-orga­ni­sa­tion, démo­cra­tie directe, action directe, com­ba­ti­vité, soli­da­rité et entraide, inter­na­tio­na­lisme.

Nous ne consi­dé­rons pas le plan poli­ti­que supé­rieur au plan social, chacun des plans s’enri­chis­sant l’un de l’autre.

Nous refu­sons l’idéo­lo­gi­sa­tion des mou­ve­ments sociaux et popu­lai­res, c’est à dire la volonté d’en faire des mou­ve­ment sociaux anar­chis­tes, marxis­tes, etc, parce qu’une telle volonté ne fait que divi­ser les oppri­méEs. Mais nous pen­sons néces­saire la dis­cus­sion poli­ti­que en leur sein, et nous pen­sons indis­pen­sa­ble que les anar­chis­tes s’orga­ni­sent spé­ci­fi­que­ment pour y défen­dre leurs idées et pra­ti­ques, de manière ouverte, et dans le res­pect des cadres col­lec­tifs de déci­sion.

Nous sommes convain­cuEs que les anar­chis­tes doi­vent avoir une pra­ti­que sociale, et recher­cher une inser­tion sociale : cela veut dire une inter­ven­tion col­lec­tive et orga­ni­sée dans les luttes popu­lai­res, un rôle orga­ni­sa­teur : c’est à dire contri­buer à la créa­tion et au déve­lop­pe­ment des orga­ni­sa­tions popu­lai­res, et ne pas se conten­ter d’une pos­ture pro­pa­gan­diste ou d’une pra­ti­que qui consis­te­rait à « sauter » d’une lutte à l’autre, au gré du temps, sans cons­truire des outils de résis­tance popu­lai­res dura­bles.

Le groupe a donc choisi de s’inves­tir dans la durée dans les luttes popu­lai­res. Pour cela, il inter­vient sur 3 fronts de lutte :

  • Féminisme/Antipatriarcat,
  • Antiracisme/Antifascisme,
  • Syndicalisme.

Ces fronts de luttes cor­res­pon­dent à des mou­ve­ments sociaux et popu­lai­res dans lequel le groupe CGA de Lyon inter­vient, a une pra­ti­que sociale, et cher­che une inser­tion sociale, c’est à dire à exer­cer une influence poli­ti­que, en y dif­fu­sant des pra­ti­ques et en défen­dant les carac­té­ris­ti­ques que nous consi­dé­rons les mieux à même de faire gagner les mou­ve­ments, tout en contri­buant à cons­truire plus lar­ge­ment l’orga­ni­sa­tion popu­laire, dans la pers­pec­tive d’une trans­for­ma­tion révo­lu­tion­naire de la société.

Nous sou­hai­te­rions à terme déve­lop­per d’autre fronts de luttes (par exem­ple le loge­ment, l’écologie, etc…), mais nous avons choisi dans un pre­mier temps de nous concen­trer sur des mou­ve­ments popu­lai­res où nous avons réel­le­ment les pos­si­bi­li­tés d’une inter­ven­tion col­lec­tive.

Pour inter­ve­nir dans ces fronts de luttes, nous nous réu­nis­sons en com­mis­sion, qui sont ouver­tes aux sou­tiens et sym­pa­thi­san­tEs (non adhé­ren­tEs à une autre orga­ni­sa­tion poli­ti­que) : la seule condi­tion, c’est de par­ta­ger les posi­tions de la CGA sur ce ter­rain de lutte, et de ne pas être hos­tile aux autres posi­tion­ne­ments de la CGA. Par exem­ple, une per­sonne qui par­ta­ge­rait nos posi­tion­ne­ments sur le syn­di­ca­lisme mais serait anti­fé­mi­niste, ne pour­rait par­ti­ci­per à la com­mis­sion syn­di­cale. Une per­sonne fémi­niste mais anti­syn­di­ca­liste ne pour­rait par­ti­ci­per à la com­mis­sion anti­pa­triar­cale.

Les com­mis­sions élaborent des stra­té­gies col­lec­ti­ves, des tac­ti­ques, orga­ni­sent des actions ou la pro­duc­tion de maté­riel.

La com­mis­sion syn­di­cale, par exem­ple, mène depuis plus d’un an une cam­pa­gne de syn­di­ca­li­sa­tion des jeunes tra­vailleu­ses et tra­vailleurs dans les CFA de la région, dans une pers­pec­tive syn­di­ca­liste liber­taire. Elle a écrit une bro­chure de for­ma­tion syn­di­ca­liste liber­taire, et anime un blog, tri­bune syn­di­ca­liste liber­taire.

La com­mis­sion anti­pa­triar­cale inter­vient sur le ter­rain de luttes fémi­nis­tes et anti­pa­triar­cale, orga­ni­sant notam­ment l’inter­ven­tion de la CGA dans le col­lec­tif de défense de l’IVG, ou dans les mou­ve­ments pour l’égalité des droits, contre la les­bo­pho­bie, l’homo­pho­bie, la bipho­bie et la trans­pho­bie lors des débats sur le mariage, etc….

La com­mis­sion anti­ra­ciste, elle, cher­che à cons­truire à la fois une inter­ven­tion sur le ter­rain de l’anti­fas­cisme (à la fois de manière spé­ci­fi­que­ment liber­taire, et dans le cadre uni­taire du Collectif de Vigilance 69), et sur le ter­rain de l’anti­ra­cisme (par exem­ple les luttes de sou­tien aux sans papiers, ou les mobi­li­sa­tions contre le racisme d’Etat).

Le groupe CGA décide en der­nier res­sort, dès lors que ce sont ses moyens col­lec­tifs qui sont enga­gés dans la réa­li­sa­tion de ces actions.

Outre ces 3 com­mis­sions cor­res­pon­dant à nos 3 fronts actuels, une autre com­mis­sion est en charge de la ges­tion de notre local, afin d’en faire un lieu de dif­fu­sion de nos idées, mais aussi de sou­tien aux mou­ve­ments popu­lai­res.

Il est à noter que depuis septembre 2014, un nouveau front s’est ouvert : le front jeunesse que vous pouvez retrouver ici : https://jeuneslibertaireslyon.wordpress.com/

 

Comment par­ti­ci­per ?

Pour nous l’impor­tant n’est pas uni­que­ment de par­ta­ger les idées mais aussi une pra­ti­que sociale. Mais nous ne consi­dé­rons pas néces­saire d’être en accord sur tout pour com­men­cer à nous orga­ni­ser et agir ensem­ble. Pour cela nous avons choisi de per­met­tre plu­sieurs niveaux d’orga­ni­sa­tion col­lec­tive, sur le modèle des « cer­cles concen­tri­ques » :

Si vous êtes en accord avec les prin­ci­pes et fonc­tion­ne­ments de la CGA et ses posi­tion­ne­ments sur les dif­fé­rents ter­rains de lutte, que vous sou­hai­tez par­ti­ci­per, vous pouvez deman­der à par­ti­ci­per à l’une de ces com­mis­sions, et à terme, si il y a accord du groupe et que vous le sou­hai­tez (accord mutuel), deman­der votre adhé­sion.

Si vous êtes en accord sur les posi­tions que défend la CGA sur un front de lutte, que vous n’êtes pas hos­tile à ses posi­tion­ne­ments sur d’autres ter­rains de lutte, sans néces­sai­re­ment les connaî­tre de manière appro­fon­die, et que vous sou­hai­tez par­ti­ci­per à ce front de lutte, vous pouvez également deman­der à par­ti­ci­per à l’une de ces com­mis­sions. Cela vous per­met­tra d’appro­fon­dir votre connais­sance de nos autres posi­tions, et si vous les par­ta­gez entiè­re­ment, de deman­der à terme votre adhé­sion.

Vous pouvez deve­nir sou­tien de l’orga­ni­sa­tion : c’est à dire, sou­te­nir finan­ciè­re­ment la CGA, sans en être adhé­rent, soit parce que vous ne par­ta­gez pas l’inté­gra­lité de nos posi­tions, mais appré­ciez nos pra­ti­ques par exem­ple, soit parce que vous ne sou­hai­tez pas ou ne pouvez pas vous inves­tir plus pour le moment, ou sur le plus long terme. La coti­sa­tion mini­male men­suelle est de 5 euros.
Vous pouvez enfin sou­te­nir le lieu, la plume noire, en par­ti­ci­pant à la sous­crip­tion publi­que.