La Causerie n°260 du 15 juillet 2018 avec Max et Stephen

Posté le 11 juillet 2018 par

Une émission en présence de Jean-Yves, Clara et Fab. Avec pour intervenants en plus Stephen et Max.

Playlist :
1) Générique
2) Perfect day (Lou Reed)
3) Mohammed je t’aime (Gargätua)
4) Dans le vide (Al’tarba)

Causerie :

Une émission spéciale autour d’un seul thème : le « Chemsex ».
Nous sommes conscients de ne pas avoir épuisé le sujet ni permis l’expression de tous les points de vue possibles, mais nous tenions à mettre en lumière et expliciter ce qui entoure cette pratique. D’autant plus sur Lyon ou malheureusement des gens sont morts de ses suites.

Nous avons tenté, avec l’aide de Stephen et Max, de poser une sorte de définition de ce qu’est le Chemsex, essayé d’esquisser les moyens de préventions et de réductions des risques (là aussi sans être exhaustifs) mais aussi de donner des outils pratiques en cas de besoin.

Un merci à Max d’avoir coordonné cette émission.

Avant tout :
En cas de malaise, de perte de connaissance on fait le 15 ou le 112 !
Et surtout de la bienveillance et de l’entraide entre toutes et tous !

 Quelques liens et ressources utiles : 

Un site autour de la question :

Chemsex.fr

Un livret explicatif et bien documentée :

Livret d’information Chemsex  (pour le télécharger, clique droit et « enregistrer la cible / Le lien sous »)

Des lieux et numéros utiles :

Centre de Santé et de Sexualité (Lyon) 04 28 29 04 87

CSAPA du Griffon d’Oppelia (Villeurbanne) 04 72 10 13 13

CEGIDD Edouard Herriot (Lyon) 04 72 11 62 06

Ruptures (Lyon) 04 78 39 34 89

CEGIDD de la Croix-Rousse (Lyon) 04 26 10 94 73

CEGIDD Bourg-en-Bresse 04 74 45 40 76

Pause Diabolo (Lyon) 04 78 62 03 74

CEGIDD Valence 06 37 11 71 90

CSAPA de la Croix-Rousse (Lyon) 04 26 73 25 90

Keep Smiling (Lyon) 04 72 60 92 66

CEGIDD Villefranche sur Saône 04 74 09 28 27

CSAPA Edouard Herriot (Lyon) 04 72 11 78 52

AIDES Chemsex urgences (France) 01 77 93 93 77

Un tableau permettant de connaitre les interactions entre les drogues en Français :

Un autre tableau plus larges sur les interactions ente les drogues, mais en anglais (mais simple à comprendre) :

Pour écouter :

Pour télécharger :
(Pour télécharger : clic droit sur « La Causerie n°» puis « enregistrer la cible du lien sous »)
La Causerie n°260 avec Max et Stephen

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Détails de l'article

  • Titre: La Causerie n°260 du 15 juillet 2018 avec Max et Stephen
  • Posté le: 11 juillet 2018
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  • Catégorie: Emission
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2 réponses à La Causerie n°260 du 15 juillet 2018 avec Max et Stephen

  1. Clans dit :

    Salut les causeuses et causeurs !

    Bon je rattrape mon retard de Causerie, et comme vous allez sans doute prendre un peu de congés je serai sans doute à jour pour la rentrée de enfants à l’école 😀

    Bon, j’ai aimé cette émission même si elle m’a mis en colère. Pas de votre faute l’équipe, fan ! Mais à cause des postions de Stephen.

    J’ai été toxico pendant 17 ans de ma vie. C’était la mode dans les milieux festifs et antifa que je fréquentais : fallait prendre des litres d’alcool, des drogues, etc…

    Je suis tombé dans l’héroïne et l’alcool. Je suis très cash là désolé si j’empêche mon fadoli Jean-Yves de rire…

    Ben le discours de Stephen je le connais ! C’est de la cagade. L’autosupport c’est une façon poli de dire « que les plus forts survivent ». D’ailleurs c’est ce qu’il dit : si dans les soirées y a des morts c’est A CAUSE des usagers qui savent pas prendre leur drogue et pas des organisateurs qui laissent entrer les dealers par exemple, ou du barman qui sert un mec déjà bien défait. C’est un discours de droite, de libertarien à la con : si ça te tombe dessus c’est de ta faute. J’suis énervé.

    Alors j’ai envie de dire à ce Stephen que moi, j’suis tombé dans l’héro en trois injections, qu’ensuite j’ai plus pu m’en passer. Et en autosupport j’ai eu le droit à des mecs qui m’expliquaient de « se droguer c’est pas mal (j’ai jamais pensé cela), et que je devais prendre des doses en faisant attention de pas mourir ». Et les mecs te donnent des doses en terme de volume ! Sont amusants, comme si en soirée ou chez toi quand t’as un coup de mou t’allais faire très attention à une drogue qui se pèse au milligramme prêt !

    Après deux presque overdoses mortelles (presque parce que je suis là c’est que je suis passé à côté), j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai poussé la porte des « vilains » du centre d’addictologie. Ceux dont on me disait gentiment qu’ils étaient dans le jugement et autre, que je serais mal reçu, etc….

    Ben ces gens m’ont sauvé la vie tout simplement. En arrêtant de me dire que prendre une dose de temps en temps n’était pas grave. En me disant plutôt que c’était un danger que l’on doit non pas appréhender, mais dont on doit se détacher. En me prenant pour une adulte et non un adolescent à qui faut tout passer parce que « la fête c’est primordial ».

    Aujourd’hui je ne bois plus d’alcool, je ne prends plus de drogue injectable. Je fume (du légal et du pas très légal).

    Désolé d’être cash mais ce discours de mec qui en fait doit être organisateur de soirées ou de partouze sous cam qui renvoie aux usagers la cause de leur mort, je peux plus l’entendre. De toute façon il a commencé l’émission en déroulant une litanie « légale » pour passer pour un spécialiste.Et en niant le nombre de mort parce que « c’est pas assez documenté ». C’est toujours comme ça… Comme si on n’arrivait pas à compter les copains décédés autour de nous quoi.

    Merci en tout cas à Max d’avoir apporté le contre poids nécessaire, avec son calme et son émotion à fleure de peau qui m’a donné le frisson.

    Je vous en veux pas les copines et les copains hein, mais fallait que ça sorte.

    Je vous embrasse avec fougue 😀

    Clans qui est toujours là 😉

    • Cher Clans,

      Malgré votre vécu, il est trop simpliste de discréditer la démarche communautaire, l’auto support et la politique de Réduction des Risques (RdR) qui ne seraient qu’une incitation à l’usage des produits (en partie) responsable de votre toxicomanie passée (ou actuelle).

      L’auto support, ce sont les personnes concernées qui s’organisent et cherchent entre-elles des solutions à une problématique. Concernant l’usage des drogues, l’implication des personnes usagères a démontré son efficacité pour améliorer l’état de santé de cette population et faire diminuer drastiquement les contaminations au VIH chez les injecteurs. L’organisation entre pairs permet également de faire avancer les professionnels du secteur vers une meilleure compréhension, de redonner une dignité parfois perdue par les personnes usagères du stigma sociétal (« la drogue, c’est mal »), de rompre l’isolement, etc.

      Vous dites vous-même avoir échappé à plusieurs OD, ne croyez-vous pas que certains mécanismes de sauvegardes, qui font que vous pouvez en parler à ce jour, aient pu avoir été acquis par ces échanges et conseils entre pairs ? En tout cas, c’est précisément un des bénéfice attendu de l’entraide entre usagers de drogues. De plus, et vous le savez autant que moi, nos proches qui décèdent d’overdoses (je pleure moi-aussi des proches décédés à lyon) n’étaient pas dans une démarche d’aide extérieure (à l’aide d’un professionnel) avant le drame. Donc si vous avez une solution (autre que le discours d’interdit qui ne fonctionne pas) qui ne consiste pas à rejeter la responsabilité sur les dealers ou les organisateurs de soirées, n’hésitez pas à la partager. Dans cette attente, je reste convaincu qu’une dynamique entre « chemsexers » peut faire diminuer ces décès trop nombreux et difficiles à comptabiliser (dire cela n’est pas les nier, bien au contraire).
      Et cette indispensable démarche communautaire doit s’inscrire en complément d’une offre de soins adaptée à développer.

      Enfin, que les personnes concernées s’organisent et revendiquent une parole experte sur les sujets qui les concernent est d’évidence une démarche politique émancipatrice, qui est respectueuse des individualités qui font notre société.
      Toute personne ayant un minimum de background féministe et/ou antisexiste comprend parfaitement les enjeux du droit a disposer de son corps, du droit à choisir pour soi-même en étant éclairé.
      Discours de droite ? Libertarien ? Je ne le crois pas, et (surtout) peu importe cette classification.
      En tant qu’intervenant de santé auprès d’usagers de drogues, mon propos ne se situe pas sur un registre moral de fautes renvoyant au bien ou au mal, mais sur des informations vérifiées (evidence based) dans un discours positif pour renforcer les capacités de la personne à choisir.
      Bien-sûr que la société est addictogène et pousse à consommer pour s’en évader. Mais une fois dit cela, il n’empêche que c’est bien la personne qui peut, ou non, par ses choix ou ses non-choix se retrouver dans une situation de souffrance avec sa consommation de drogues.

      Au final Clans, et malgré quelques jugements peu opportuns à mon égard, je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de reclarifier mon message. Si vous le souhaitez, nous pouvons continuer cet échange de vive voix avec plaisir. Mon mail pour avoir mes coordonnées (karon.stephen at Gmail.com)

      Bien à vous,
      Stephen

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