Festival BRUTAL ASSAULT 17, 9-10-11 Août 2012, Jaromer, République Tchèque

En ce mois d’août, pendant que la France est écrasée par la canicule et que la horde de touristes se rue vers la côte d’Azur, ma tendre épouse et moi-même prenons la route inverse : direction le grand Est et plus spécialement, la République Tchèque.
Dans ce charmant pays d’Europe centrale, dans la douce ville de Jaromer située à 20 kilomètres de la frontière polonaise, à près de 1200 kilomètres de Lyon se tient un des festivals métal les plus intéressants d’Europe : le Brutal Assault. Cette année, il s’agit de la 17e édition : superbe perf ! Après l’édition de 2008, c’est la 2e fois que nous participons à l’événement.

Depuis son origine, le Brutal Assault a élu domicile au cœur de la forteresse de Josefov, bâtie au XVIIIe siècle. A l’époque, cette place forte était destinée à contrer les intentions belliqueuses du proche empire Prusse en Bohème. Ce cadre historique donne un cachet tout à fait particulier au festival tout en limitant le nombre de spectateurs: pas plus de 15.000 par jour ! En effet, dans une forteresse, difficile de pousser les murailles pour faire de la place.
Le Brutal Assault peut se targuer de quelques points forts remarquables :
– le nombre de toilettes est tout simplement incroyable. C’est bien simple les organisateurs en ont mis partout où c’était possible. Très appréciable ! (Hellfest si tu me lis …)
– le vidangeur de ces-dits toilettes passe très régulièrement !
– des palettes en bois sont disposées partout ailleurs. Impeccable pour s’asseoir.
– les jetons sont acceptés dans TOUS les stands de nourriture.
– les stands de nourriture sont hyper variés, de bonnes qualités et surtout très bon marché !
– la bière est distribuée dans des gobelets de 0,5 l, et non de vulgaires gobelets de 0,33l … Bon, par contre, difficile de trouver autre chose à boire que de la bière, du Jägermeister et du Red Bull.
– à l’arrivée sur le site, chaque festivalier se voit remettre un tour de cou muni du programme détaillé du Brutal Assault. Super pratique !
– le son a été parfait tout le long du fest (sauf pour Immortal, mais j’y reviendrai) Bravo aux techniciens !
Globalement, le Brutal Assault se présente comme un festival accueillant à taille humaine (loin des Wacken, Grapop et autre Hellfest) Le public (composé essentiellement de Tchèques, de Slovaques et de Polonais) est particulièrement enthousiaste. Par contre, l’aspect festif est moins prononcé qu’au Hellfest par exemple : les déguisements et autres délires sont rares …
Cependant, le dépaysement est total par rapport à un Hellfest: nous avons croisé très peu de français.
Il faut noter également que la forteresse de Josefov est situé à 15 kilomètres de Hradec Kralové, une grosse bourgade universitaire. Ainsi durant le festival, il est très facile de trouver des logements étudiants confortables pour une poignée d’euros.

 

Jeudi 9 Août 2012
Après une journée de voiture, nous voila enfin arrivé sur le site. La fatigue est grande mais l’excitation est bien présente. Malheureusement, grosse désillusion en arrivant sur place : les mythiques FIELDS OF NEFILIM, un des groupes qui avait motivé notre déplacement cette année, ont tout simplement annulé leur participation. Triste nouvelle.

 

THE BLACK DAHLIA MURDER
On commence les festivités avec THE BLACK DAHLIA MURDER et son gros Death brutal un brin mélodique (enfin pas trop non plus). Nous ne sommes pas de gros fans des Américains, mais il faut reconnaitre que les mecs savent tenir la scène … enfin surtout l’adipeux hurleur, Trevor Strnad. Le gars ne cesse pas d’haranguer la foule et de s’agiter frénétiquement. Il tient en haleine le public tchèque, qui a l’air beaucoup plus fan que nous. L’enthousiasme est palpable. Une agréable mise en bouche.

 

CORROSION OF CONFORMITY
Les Américains de CORROSION OF CONFORMITY se produisent cet été sous forme de trio. Peeper Keenan, l’habituel chanteur est trop occupé avec DOWN. Du coup, c’est le bassiste Mike Dean qui assure les vocaux soutenu parfois par le batteur. La set-liste fait la part belle à l’éponyme dernier album et globalement aux morceaux composés sans Peeper Keenan. Une exception notable, le grandiose « Vote with a Bullet » du superbe « Blind » ! Je deviens fou sur ce morceau ! Mais globalement, le concert est assez calme. Les Tchèques après s’être donnés sur BLACK DAHLIA MURDER sont nettement plus réservés en écoutant le stoner abrasif de CORROSION OF CONFORMITY. Du coup, l’ambiance est bien retombée. Dommage.

 

HEAVEN SHALL BURN
On continue avec LE groupe de metalcore allemand par définition, HEAVEN SHALL BURN. Les musiciens ont le bon goût de dégoupiller d’entré 2 de leurs plus belles grenades : le massif « Counterweight » et la cover de Edge of Sanity « Black Tears ». On peut ne pas aimer leur style trop peu original, mais il faut reconnaitre que leur efficacité scénique est terrible. D’ailleurs, les Tchèques sont de nouveaux déchainés. Superbe ambiance ! Les 45 minutes passent comme une lettre à la poste. Un peu déçu que la set-liste ne comprenne pas le terrible « Weapon they fear » quand même. Pas grave…
Set-liste HEAVEN SHALL BURN
01. Counterweight
02. Black Tears (Edge of Sanity cover)
03. Voice of the Voiceless
04. Awoken
05. Endzeit
06. Combat
07. The Disease
08. Of No Avail
09. Trespassing the Shores of Your World

 

MINISTRY
Je vais faire court ; MINISTRY n’aurait jamais du revenir après leur soi-disant fin de carrière il y a 3 ans. Ce groupe ne rime plus à rien. On a l’impression d’assister à un concert Techno tellement les samples et autre effets prennent une place démesurée. Le père Al Jourgensen, leader du groupe, se traine et n’est plus qu’une parodie de lui même. Manifestement complètement ivre, le gars titube et a le plus grand mal à se déplacer. Étonnement, ses vocaux sont parfaitement placés et puissants ! Trop beau pour être honnête. Au final, malgré un mur de son incroyable, le concert est ennuyeux et pénible. MINSITRY en live est fini, n’en parlons plus … et contentons nous d’écouter leurs disques (superbe « Psalms 69 » ou « House of the Mole »)

 

DIMMU BORGIR
Ça faisait un petit moment que je n’avais pas croisé la route des Norvégiens de DIMMU BORGIR. Il fut une époque où j’étais absolument fan de leur musique. Aujourd’hui, c’est nettement plus mitigé. Leurs 3 derniers albums m’ont profondément ennuyé, le groupe se contentant à chaque fois du service minimum en termes de composition et en essayant de noyer le poisson sous une couche d’orchestrations lourdingues. Néanmoins, aujourd’hui, je suis content de les voir. Leur dernière prestation en 2009 au Hellfest m’avait laissé un gout amer dans la bouche, avec un Shaggrath bedonnant et fatigué. Aujourd’hui, le chanteur a retrouvé la ligne et balance ses growls avec efficacité. Il ne prend plus la peine de nous parler entre les morceaux avec sa voix growlée, il parle normalement : signe de maturité ? Par contre, les 2 guitaristes, Silenoz et Galder, font le concours de la grimace la plus ridicule … Le concert est efficace mais ça manque un poil de conviction : on dirait presque que les musiciens pointent à l’usine. La magie n’est guère présente. Reste un goût d’inachevé malgré une prestation plutôt carrée.
Set-liste DIMMU BORGIR
01. Spellbound (By the Devil)
02. In Death’s Embrace
03. Dimmu Borgir
04. Gateways
05. Ritualist
06. Vredesbyrd
07. The Serpentine Offering
08. Puritania
09. Progenies of the Great Apocalypse
10. Mourning Palace
Après cette première journée, je finis sur les rotules : le voyage de la veille est encore dans les pattes. Nous quittons dans la place pour une nuit réparatrice. Tant pis pour les concerts de SAMAEL (déjà vu à peu prêt 25 fois) et NILE (que nous verrons dans 2 mois à Lyon) Gros regret cependant pour ARCTURUS (sniiiffffffffffffff)

 

Vendredi 10 Août 2012

 

VALLENFYRE
L’année dernière, le guitariste de PARADISE LOST, Greg Mackintosh s’était lancé dans la réalisation d’un album de Death / Doom sépulcral du meilleur effet sous le nom de VALLENFYRE. Entouré de ses potes musiciens (le guitariste de MY DYING BRIDE et le batteur de PARADISE LOST notamment), Greg réussit à y délivrer une prestation très convaincante, résonnant comme un hommage à toute cette scène si florissante au début des années 90. J’étais impatient de découvrir ce projet solo en Live. Malheureusement, même si indépendamment, chaque musicien de cette entité est un sacré client, le manque de cohésion est palpable : le groupe n’a manifestement pas énormément répété. Du coup, le rendu sonne comme approximatif voire amateur. Cependant, les choses s’améliorent doucement au fil et à mesure du concert.
Cela fait des années que je croise Greg Mackintosh sur les scènes avec son groupe principal PARADISE LOST. Et je réalise que je n’avais jamais entendu sa voix. C’est chose faite ce soir puisqu’il tient le micro. Malheureusement, il faut bien reconnaitre que le mec est nettement plus doué avec une gratte… Il semble bien conscient de ses lacunes et s’en excuse entre les morceaux avec cet humour british si caustique.
VALLENFYRE finit sur le superbe « Desecretion ». Bilan mitigé malgré tout.
Set-liste VALLENFYRE
01. All Will Suffer
02. The Divine Have Fled
03. Ravenous Whore
04. Cathedrals of Dread
05. The Grim Irony
06. Humanity Wept
07. Seeds
08. As the World Collapses
09. Desecration

 

MORGOTH
Le groupe allemand se fait annoncer par son manager avant de monter sur scène : « Etes vous prêt à accueillir la légende du Death allemande …. Morgothhhhhhhh !! » Mouais … « Légende », il ne faut pas exagérer. D’autant plus que MORGOTH va soigneusement éviter de reprendre des morceaux de son meilleur album « Odium » pour se concentrer sur le très surestimé « Cursed »…. Il prévoit sans doute une nouvelle tournée dans 2 ans ! Aujourd’hui, le concert apparait bien plat, bien loin de leur prestation du Hellfest de 2010 qui m’avait bien enthousiasmé. Les allemands sont limite poseurs et se la jouent un poil. A oublier …

 

HATEBREED
Après leur concert très décevant du Hellfest en juin, le groupe (avec la même set liste) va gravement remettre les pendule à l’heure. Leur prestation se révèle efficace et inspirée. On dirait presque une autre formation tant le contraste avec le concert poussif du Hellfest est flagrant. Le public tchèque est littéralement déchainé enchainant circle pits et jump de folie. Les salves de hardcore s’abattent avec fureur sur nos petites personnes. Le groove et la puissance dégagées sont incroyables : impossible de ne pas sauter et vibrer avec eux. Une très grosse perf’ qui me réconcilie avec les Américains.

 

MUNICIPAL WASTE
Les trashers rigolos de MUNICIPAL WASTE ont fait le taf … On se marre un bon coup : genre avec le seul morceau politique de leur répertoire (2 secondes montre en main). Le public a l’air d’apprécier cette autodérision permanente. Moi, passé les 3 premières minutes, je commence à bailler. Même si c’est bien fait, je me demande si les blagues sont les mêmes à tous les concerts.

 

NAPALM DEATH
Après MUNICIPAL WASTE, j’étais bien plus impatient de retrouver NAPALM DEATH. Voir le groupe si haut sur l’affiche est la meilleure preuve de la popularité du Grind en Europe de l’est. Le public du Brutal Assault réserve un accueil plus que chaleureux aux vétérans anglais. Le groupe va jouer de nombreux morceaux issus de son dernier (et très réussi) dernier album « Utilitarian ». Je remarque que les musiciens prennent plus de temps pour enchainer les morceaux. Avant, un concert de NAPALM DEATH était une longue plongée d’une heure quinze dans un grind frénétique ! Aujourd’hui, le groupe prend systématiquement quelques instants entre chaque morceau pour s’hydrater, s’essuyer … Les gars vieillissent. Pas bien grave car sur scène, durant les morceaux, le groupe est ultra physique. Barney, le hurleur reste l’incarnation même du Chaos musical. La classe ! :bow:

 

AMON AMARTH
J’avais volontairement fait l’impasse de leur concert au Hellfest pour déguster cette prestation au Brutal Assault. Je n’ai pas été déçu : les gars nous ont concocté une set-liste « best of » du meilleur effet. Du coup, AMON AMARTH n’a pas trop insisté sur leur médiocre dernier album « Surtur Rising ». Donc, on retrouve tout ce qui fait la réussite des Suédois : des hymnes, des hymnes et encore des hymnes de Death viking. Johann Hegg le gigantesque chanteur prendra la peine de s’exprimer avec quelques mots en tchèque pour le plus grand plaisir du public. Excellent concert qui me réconcilie avec le groupe après leur prestation moyenne de Saint-Etienne.
Set-liste AMON AMARTH
01. War of the Gods
02. Runes to My Memory
03. Destroyer of the Universe
04. Death in Fire
05. Cry of the Black Birds
06. The Fate of Norns
07. The Pursuit of Vikings
08. For Victory or Death
09. Victorious March
10. Twilight of the Thunder God
11. Guardians of Asgaard

 

MACHINE HEAD
MACHINE HEAD est venu, MACHINE HEAD a vu et MACHINE HEAD nous a rétamé la tronche avec une nouvelle prestation pleine de classe et de fureur. Les Américains nous ont encore offert une sacrée giclée haute en couleur de leur power métal racé et puissant. Concert après concert, Rob Flynn, le leader, se révèle être un monstre de présence. Il prend toujours du temps pour établir le dialogue avec le public : aujourd’hui, il évoquera sa passion pour la République Tchèque et notamment sa capitale, Prague découverte il y a presque de 20 ans, quand MACHINE HEAD assurerait la première partie de SLAYER. La set-liste avec un « Old » situé en 2e est un petit bijou (et le retour de « Block » !!!! de diouuuuuuuuuuu) On ressort de ce concert avec une banane d’enfer !
Set-liste MACHINE HEAD
01. I Am Hell (Sonata in C#)
02. Old
03. Imperium
04. Locust
05. Aesthetics of Hate
06. Darkness Within
07. Real Eyes, Realize, Real Lies
08. Block
09. Halo
10. Davidian

 

CONVERGE
Je ne connaissais ce groupe que de réputation (oui désolé) mais en attendant PARADISE LOST, nous nous retrouvons devant leur prestation. Autant le dire tout de suite, je suis resté complètement hermétique à leur post hardcore totalement saccadé et manifestement difficile d’accès. Ce groupe a manifestement un status plus que culte : il fallait voir le nombre de musiciens assistant au concert au bord de la scène. Une prestation de CONVERGE semble se caractériser par une débauche d’énergie sur scène digne de THE DILLINGER ESCAPE PLAN. Quasi olympique ! A noter, qu’un morceau sera joué avec Tomas Lindberg, le chanteur de LOCK UP et de AT THE GATES. Sympa, mais on quitte le set … dubitatifs.

 

PARADISE LOST
Cette 2e journée du Brutal Assault se termine avec une prestation très mitigée des Brittons avec strictement la même set-liste jouée à Lyon, il y a 3 mois. Un groupe peu concerné. 2e apparition de la journée sur scène pour Adrian Erlandsson, le batteur et Greg Mackintosh, après leur prestation avec VALLENFYRE. Nick Holmes se montrera très agacé par la balance de GORGUTS se tenant en même temps que le concert. Les remarques faites lors de mon dernier CR PARADISE LOST restent d’actualité : A quand un renouvellement de la set-liste ? Avec d’autres morceaux que les sempiternelles « Say just words », « One second » et « Forever failure » ? Dommage vu leur discographie truffée de chefs d’œuvres, nombre d’autres pépites mériteraient d’être joués.
Set-liste PARADISE LOST
01. Widow
02. Honesty in Death
03. Erased
04. Forever Failure
05. Tragic Idol
06. One Second
07. As I Die
08. Fear of Impending Hell
09. The Enemy
10. Faith Divides Us – Death Unites Us
11. Say Just Words

 

Samedi 11 Août 2012

 

TEXTURES
Je découvre pour la première fois sur scène ce groupe hollandais de métal progressif et agressif. Cap fait un paquet de temps que j’essaie de les voir live et j’étais impatient de les découvrir. Je ne suis pas déçu : TEXTURES est très carré, propre. Les musiciens sont tout sourire, notamment le nouveau chanteur qui s’en sort super bien. Il profitera du concert pour faire une belle dédicace à Easy Jet, la compagnie Aérienne : le chanteur fait reprendre à tout le festival “Easyjet sucks !”. On apprend que le groupe n’a failli pas jouer à cause de retard aérien. Superbe concert. :bravo:
Set-liste TEXTURES
01. Surreal State Of Enlightenment
02. Regenesis
03. Storm Warning
04. Stream of Consciousness
05. Sanguine Draws the Oath
06. Awake
07. Laments of an Icarus

 

SOLSTAFIR
La présence sur l’affiche des Islandais avec leur post-rock très légèrement teinté de black est assez surprenante. Le chanteur en fera la remarque en qualifiant leur concert de prestation « sans doute la plus calme des 3 jours de festival ». Personnellement, j’ai un peu de mal à rentrer dans le trip proposé malgré la qualité des musiciens. Avec leur chapeau de cow-boys, et leur tenue toute en cuir, leurs barbes longues, SOLSTAFIR a une forte identité visuelle mais leur musique calme et profonde ne me touche pas vraiment. A revoir sans doute dans d’autres conditions, en salle par exemple …
C’est à ce moment que nous notons la présence d’un Drone survolant la foule. Drôle d’ambiance : l’US Army nous surveille-t-elle ?

 

KYLESA
Après TEXTURES et SOLSTAFIR, KYLESA est la 3e découverte live de la journée pour ma part. Leur album « Static Tensions » a beaucoup tourné à la maison et j’étais vraiment curieux de voir les Américains avec leur duo de batteries en action. Autant dire que je n’ai pas été déçu. Leur sludge metal psychédélique, rampant et poisseux nous a bien fait décoller. Les rythmiques martiales et lourdes des 2 kits de batterie, les délires d’effets électroniques sur les guitares, la voix claire de la belle Laura Pleasant, les hurlements de Philipp Cope … tout cette alchimie délicate nous a fait voyager très très loin … Un groupe tout simplement magique sur scène et qu’il me tarde de revoir dans un cadre plus intime. La grosse baffe !
Set-liste KYLESA
01. Tired Climb
02. Don’t Look Back
03. Said and Done
04. Running Red
05. Forsaken
06. Scapegoat
Après le concert de KYLESA, on apprend que SODOM ne jouera pas sur le créneau annoncé. Suite à un retard pour arriver sur le site, les trashers allemands ont été contraints de déplacer leur concert à 2h20 du matin, pour clôturer le festival. Autant dire que ça se fera sans nous … Dommage !

 

IMMOLATION
Après KYLESA, je me prends le retour de la grosse baffe dans la tronche. IMMOLATION est LE Death Metal, le vrai … celui sans fioriture, sans concession … meurtrier, puissant, lourd et limite malsain. Incroyable de bonheur ! Et quel contraste entre la musique, et l’attitude bon enfant, souriante et affable du groupe. Ross Dolan, bassiste et chanteur est heureux d’être là … et nous aussi. Il prendra la peine de remercier l’organisateur du Brutal Assault et de saluer un ancien batteur du groupe présent. Concert monumental ! Du coup, vivement les retrouvailles à l’automne en première partie de Marduk, avec une date lyonnaise !!! Miam !! :bang: :bang:
Set-liste IMMOLATION
01. Close to a World Below
02. Swarm of Terror
03. Majesty and Decay
04. What They Bring
05. Into Everlasting Fire
06. Under the Supreme
07. Unholy Cult
08. No Jesus, No Beast
09. Dawn of Possession

 

AT THE GATES
1e tête d’affiche de la 3e journée, les vétérans de AT THE GATES se pointent sur scène. On retrouve pour la 3e fois du Week-End, Adrian Erlandsson à la batterie (après ses perf dans VALLENFYRE et PARADISE LOST) et Tomas Lindberg au chant (après son concert avec LOCK UP et son featuring avec CONVERGE) … Après 10 ans de split, les AT THE GATES se sont reformés en 2008 pour une série de concerts soi disant ponctuels. Et cette reformation maintenant dure depuis 5 ans … à jouer les morceaux de leurs 4 albums cultes. Autant en 2009 au Hellfest, j’avais apprécié leur perf, trop content de revoir cette formation culte. Autant là, je me suis ennuyé. Démontrant peu de puissance et d’envie, le concert d’AT THE GATES repose quasi exclusivement sur la performance de son chanteur, Tomas Lindberg (et sa belle casquette de routier) Les autres musiciens sont quasiment absents, assurant le minimum syndical. On a l’impression que le groupe n’est là que pour le cachet. A oublier.

 

IMMORTAL
J’avais une grande attente pour ce concert. IMMORTAL est présenté comme LA tète d’affiche de ce dernier jour du Brutal Assault. Malheureusement, ce fut un bon gros pétard mouillé. Et pour la premier fois du festival, le son fut atroce : brouillon et sale … une vraie plaie : impossible de reconnaitre les morceaux joués (pourtant je connais par cœur les 4 derniers albums du groupe). Mais le pire c’était Abbath, le guitariste / chanteur / leader d’ IMMORTAL. Sur scène, le gars enchaîne ses conneries avec une sacrée dose d’auto-parodie (grimace hilarante, crab-walk, humour débile …) mais il n’est pas du tout concentré sur son instrument … Du coup, il multiplie les pains à la guitare, saccageant les morceaux. En gros, il ne semble pas vraiment concerné. Je pense qu’il était dans un état second : bourré quoi … En tout cas, un bien piètre concert pour le groupe de black n’ roll …

 

MOONSPELL
Cette édition du Brutal Assault se termine pour nous avec le concert des Portugais de MOONSPELL et leur gothic metal léché. Fernando Ribeiro, le chanteur déboule sur scène avec une sorte de casque grec assez énigmatique. MOONSPELL a travaillé sa mise en scène avec notamment un décor très soigné. 3 morceaux du dernier album « Alpha noir » avec notamment un morceau en portugais « Em Nome Do Medo » sont interprétés. Plus les éternels classiques issus des chefs d’œuvres « Irreligious » et « Wolfheart ». Ca faisait un moment que nous n’avions pas vu MOONSPELL. Le groupe dégage toujours une classe indéniable via notamment son charismatique leader, Fernando Ribeiro. Cependant ce soir, le groupe semble usé et fatigué. Fernando nous dira 2 fois que ce concert du Brutal Assault est le dernier de la saison pour MOONSPELL. J’imagine que le groupe est impatient de rentrer chez lui.
Set-liste MOONSPELL
01. Axis Mundi
02. Alpha Noir
03. Opium
04. Awake!
05. Em Nome Do Medo
06. Vampiria
07. Alma Mater
08. Full Moon Madness
Pour conclure, un festival à taille humaine avec une programmation certes extrême mais éclectique. Un excellent moment très dépaysant et bon marché. N’hésitez pas à vous déplacer …

 

Top
1- Kylesa
2- Immolation
3- Machine Head
4- Hatebreed
5- Napalm Death
Flop
1- Ministry
2- Immortal
3- Morgoth
4- At the Gates
5- Converge

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