Le HellFest vu par Raph

Oui, j’ai été particulièrement peu rapide pour ce CR … Mais mieux vaut tard que jamais 🙂

Hellfest 2013, 21/22/23 juin 2013, Clisson

Après une année pleine de stress et de travail, l’heure est enfin venue de décompresser et de se faire plaisir. Après un début de mois de juin, plus qu’agité en termes de concerts, il est temps de vivre l’apothéose du Hellfest, le plus grand festival de Metal français.

Depuis 7 ans, le boss, Ben Barbaud, a réussi le tour de force de pérenniser son Hellfest. Fort de ses 5 scènes, d’une programmation riche de 160 groupes et doté d’un éclectisme rare mélangeant tous les types de musiques extrêmes (Punk, Black, Trash, Death, Stoner, Sludge …) le festival fédère tous les publics.

Pour ces 3 jours de réjouissances, plus de 100.000 personnes se rendent dans la petite ville de Clisson, au sud de Nantes, en plein pays du Muscadet. En dehors de l’aspect musical, le Hellfest permet surtout de vivre un grand moment de fraternité. Participer à ce grand rassemblement, c’est prêter allégeance au Metal, cette musique qui nous unit tous. A l’entrée du Hellfest, chaque festivalier se voit attribuer un précieux bracelet qu’il gardera souvent toute l’année, signifiant ainsi son attachement à cette grande communauté de passionnés. Cette marque au poignet permet à chaque pèlerin d’afficher discrètement sa passion. Cette impression de partager quelque chose de fort avec 100.000 personnes est magique. La parenthèse enchantée de 3 jours permet à chacun de se sentir membre d’une même famille.

Merci à Ben Barbaud d’avoir réussi à organiser cette belle communion fraternelle.

Le Hellfest est l’occasion de croiser nombre d’amis, d’habitude disséminés à travers tout le pays. Ainsi, salutations à tous les acharnés rencontrés au détour des scènes : Hail to le Grand Timonier, J.D., Yves, Blaster, Fonz, Ben, Manav, Fully … Je vous aime les poulets !

Et salutations à tous ceux que je n’ai malheureusement pas pu croiser cette année. Faute à la taille démesurée du site !

Musicalement, cette 7ème édition fut une réussite incontestable … une fois de plus serais-je tenté de dire. Cependant, avec un peu de recul, je ne peux que constater que, Hellfest après Hellfest les claques monumentales se font de plus en plus rares. Signe probable qu’après ces nombreuses années à faire le pèlerinage en Loire Atlantique, il nous en faut toujours plus pour être surpris. Les moments de plaisir ont cependant été suffisamment nombreux pour s’enthousiasmer.

Après le traditionnel jeudi passé sur la route suivi d’une bonne nuit de sommeil, nous arrivons, ma tendre et douce et moi, sur place …

Depuis l’année dernière, le site du Hellfest n’a pas fondamentalement changé ; juste quelques ajustements ont été réalisés. Ainsi la WARZONE (scène dédiée au Punk et au Hardcore) a été légèrement excentrée. Du coup, elle s’est affranchie de sa tente … Celle-ci a été attribuée à la scène VALLEY dédiée au Stoner. Exit la tente étriquée utilisée jusqu’à présent. Excellente nouvelle ! Vu la nouvelle capacité d’accueil de la VALLEY, j’espère ne pas avoir à revivre les moments douloureux du concert d’ORANGE GOBLIN l’année dernière (un concert vécu de très loin, tellement il y avait de monde sous l’ancienne tente)

Vendredi

SAXON
Le programme du Hellfest est parfois bien mystérieux. Ainsi, je n’arrive pas à comprendre la position attribuée à un groupe comme SAXON. Cette référence de la NWOBHM, véritable tête d’affiche de n’importe quel festival allemand se retrouve affublé de 45 pauvres minutes perdues au milieu d’après-midi. Incompréhensible vu la stature de ce groupe … Heureusement, leur prestation se déroule sur la MAIN STAGE 1, la plus grande scène du festival. Vu le faible temps de jeu alloué, SAXON nous offre une set-liste best-of comprenant seulement 2 extraits de « Sacrifice », son dernier brûlot. S’appuyant sur son expérience, SAXON fait parler la poudre … même si le groupe semble faire la moue, notamment Byff Bifford … Enfin, ces impressions personnelles ne pèsent pas très lourds face aux classiques assénés par le groupe.

HELLYEAH
On change de MAIN STAGE pour se planter devant la MAIN STAGE 2, pour le concert des bouseux de HELLYEAH. Ce groupe composé notamment de 2 ex-MUDWAYNE et surtout de Vinnie Paul (ex-batteur de PANTERA et frère de feu Dimebag Darell) nous propose un power trash gras aux forts relents sudistes. Je ne connais pas vraiment ce groupe ayant survolé leur dernier album. Étant tranquillement en train de papoter devant la main-stage, je profite du spectacle. Le premier morceau est super heavy, avec un son à décoiffer, puissant et excellent … Le chanteur est déchainé entrainant le public nombreux qui se presse devant lui. Manifestement, il y a de nombreux fans ici. Cependant, après ce premier morceau, le reste du set est beaucoup plus poussif. Léger sursaut sur la chanson « Band of Brother », tranchante et efficace. Mais bon … rien de transcendant. Le souci c’est que les compositions sont toutes mid-tempo, et ne décollent jamais vraiment. A la suite de ce concert quelque peu insipide, j’ai du mal à comprendre l’engouement manifesté par le public pour le groupe (peut-être que l’aspect All-star de HELLYEAH y est pour quelque chose).

EUROPE
On retourne sur la MAIN STAGE 1 pour le retour de EUROPE en terres clissonnaises. Lors de leur premier passage en 2009, EUROPE avait réussi à séduire toute l’assemblée hétéroclite présente (du punk au fan de Black en passant par le dingue de Glam) avec ses tubes intemporels (notamment « The Final Countdown ») Aujourd’hui, tout le monde espère que EUROPE réitéra ce moment de magie… La foule est nombreuse. Malheureusement, cela ne va pas le faire. Attention, EUROPE va délivrer un set de grande qualité piochant très largement dans son dernier album, « Bag of Bones » bluesy à souhait… mais le moment de magie ne viendra jamais. Comme lors du concert de Lyon, l’accordage du groupe fait sonner « The final Countdown » de façon étrange et peu agressive … Excellent concert mais pas le moment de folie espéré. Dommage …

TESTAMENT
Premier groupe de trash du festival qui ce me concerne, j’attends la prestation de TESTAMENT avec impatience. Vu la qualité du dernier album des Américains, le monstrueux “Dark Roots of Earth”, j’ai vraiment hâte. Peine perdue … le concert n’est pas terrible. La faute en revient à un son déplorable et brouillon ! Et malheureusement, le problème va se reproduire plusieurs fois durant le festival durant les prestations des groupes les plus heavy sur les Main stages. Pourtant la set-liste proposée par TESTAMENT est aux petits oignons : ainsi, attaquer par le nouveau « Rise Up » est juste idéale. Les anciennes tueries sont de sortie également « Into the Pit », « Practice what you preach », « D.N.R » … Mais, ce maudit son gâche tout. Le chant de Chuck Billy est même incompréhensible. Grosse frustration pour ma part ! Grrrrr …

TWISTED SISTER
Première surprise de ce Hellfest : TWISTED SISTER a vu son créneau inversé avec celui de WHITESNAKE. Heureusement que nous sommes vigilants. Malheureusement, pas mal de gens ne seront pas informés de ce changement de dernière minute. Quelle frustration sachant que la bande de Dee Snider va nous sortir un concert absolument incroyable. Pour moi, il s’agit même du concert de référence de cette édition du Hellfest ! Tout simplement ! Les tubes sont nombreux et le public est déchainé. Sur scène, les musiciens sont ravis. Sur « We’re not gonna Take it », ne voulant pas s’arrêter , le public reprend le refrain si fort qu’il oblige le groupe à reprendre le morceau. Et malgré un set raccourci (vu son changement d’horaire) TWISTED SISTER va donner une véritable leçon de Rock n’roll. Enfin, plutôt Dee Snider car le chanteur est une montagne de charisme ! Mémorable !

PRIMORDIAL
Après cette monumentale baffe, il est temps de quitter l’espace dédié aux MAIN STAGES pour se diriger vers la double tente ALTAR / TEMPLE chargée d’accueillir les groupes plus extrêmes pour le concert des Irlandais de PRIMORDIAL. Je suis fan absolu de leur Pagan Black torturé et épique. Malheureusement, suite à des soucis d’avion au départ de Dublin, le groupe a plus de 20 minutes de retard. PRIMORDIAL débarque à l’arraché, sans balance, s’étant même préparé dans le taxi. La durée de leur concert s’en voit grandement réduite, amputée de près de la moitié du temps imparti. Seul 4 morceaux sont joués. Mais, du coup, je ne sais pas si cela est dû à leur stress, mais ces 4 chansons sont tout simplement merveilleuses ! Le leader, Aaron, maquillé en black metalleux avec une capuche est remonté comme une pendule ! Arpentant la scène de long en large, haranguant sans arrêt le public, sa performance est intense. Totalement emballant et planant ! En espérant les revoir très vite (dès l’année prochaine ?)

WHITESNAKE
Apres la claque violente administrée par un TWISTED SISTER au sommet de son art, je suis curieux de voir comment va s’en sortir WHITESNAKE. Pendant 1 heure 15, le serpent blanc va nous délivrer une prestation poussive. J’exagère un peu car les musiciens sont hyper talentueux. Notamment la doublette de guitares Rob Leach / Doug Aldrich qui nous gratifient de solos lumineux. Malheureusement, le leader, David Coverdale est à bout de souffle … Le chant est hyper poussif. Tous les gimmicks sont utilisés pour faire souffler le boss : notamment des séances de solos interminables (Quelle hérésie en festival !!), des chœurs poussés à fond … A se demander, si aujourd’hui, David Coverdale n’est pas le point faible de son propre groupe. Malgré une set-liste mortelle (l’enchainement « Bad Boys / Children of the Night » jouissif au possible), rien ne justifie l’inversion du créneau avec TWISTED SISTER.

DEF LEPPARD
En guise de tête d’affiche de ce premier jour du festival, nous avons droit à DEF LEPPARD, qui n’avait pas joué en France depuis près de 17 ans. Pour l’occasion, le groupe propose de jouer l’intégralité de « Hysteria », son album multi-platine. Honnêtement, malgré le caractère évènementiel de cette date, je m’ennuie à mourir. Il est vrai que DEF LEPPARD ne joue pas spécialement une musique énergique mais tout de même … Les musiciens sont plan-plan et ne font rien pour dynamiser le concert. Je ne parle même pas de Phil Allen, le guitariste, torse nu huilé tel un membre de MANOWAR. Ridicule ! Comble du concert : le groupe déserte la scène de longues minutes pour nous diffuser un long extrait vidéo sans intérêt. Mais super, quoi ???!! J‘ai failli m’endormir.

SICK OF IT ALL
Il n’était pas possible de finir cette journée du vendredi sur ce couac faiblard. Nous filons vers la WARZONE pour une véritable décharge d’adrénaline avec le concert des coreux de SICK OF IT ALL. Leur hard-core simpliste et hyper rentre-dedans va littéralement me réveiller après le somnifère DEF LEPPARD. Une excellente conclusion après cette journée marquée par l’énorme prestation de TWISTED SITER.

Samedi
Après une bonne nuit de sommeil réparatrice à l’hôtel (oui ! nous sommes des falses), on revient le 2ème jour. Après un vendredi très typé 80’s, c’est au tour du Stoner d’être mis à l’honneur aujourd’hui, notamment sous la tente VALLEY.

THE OLD DEAD TREE
Pour fêter les 10 ans de leur 1er album « The Nameless Disease », THE OLD DEAD TREE a décidé de se reformer et de sillonner la France. Le premier concert de cette tournée évènement a lieu aujourd’hui au Hellfest. Sous une tente ALTAR blindée comme il se doit, le groupe délivre son show de façon un peu mécanique. Passés les 4 premiers morceaux (et notamment le monstrueux « It can’t be ») et le plaisir de retrouver les Franciliens sur une scène, le concert se met à ronronner. On sent les musiciens un peu tendu et appliqués. Dans ces conditions, difficile de s’enthousiasmer plus que ça.

WITCHCRAFT
Après cette prestation en demi-teinte on file sous la fameuse tente VALLEY, pour assister à la prestation des Suédois de WITCHCRAFT. Le groupe s’appuie beaucoup sur son dernier album très réussi, « Legend ». Les tubes s’enchainent pour notre plus grand plaisir. Cependant, je m’interroge sur le comportement très curieux du chanteur. Ravagé par les tics, le garçon semble extrêmement perturbé … Cela ne l’empêche pas de délivrer une prestation vocale impeccable, mais son attitude trahit un mal-être certain et finit par me mettre mal à l’aise. J’espère juste que c’est un artifice de scène et que le gars est bien dans sa tête. Malgré tout, musicalement, WITCHCRAFT déboite.

DOWN
Retour sur la MAIN STAGE 2, il est temps d’assister à la prestation annuelle de DOWN, la bande de Phil Anselmo. L’ex-chanteur de PANTERA revient chaque année et comme à chaque fois il est totalement déchainé. Il s’explose même le micro sur le front provoquant saignement et grognement. Comme d’habitude, son Stoner Sludge gras avec un son sorti tout droit du bayou fait mouche. Fortement imbibé, Phil Anselmo est heureux et ça se voit. Cet après-midi, il porte un superbe tee-shirt à l’effigie de DEATHSPELL OMEGA, le groupe de Black français. Phil est fan de ce groupe talentueux et pourtant peu connu. Belle promotion !

KARMA TO BURN
Compte tenu du planning serré, on retourne en courant sous la VALLEY pour assister à la prestation tant attendue de mes chouchous : le trio américain de KARMA TO BURN ! J’attends ce concert depuis très longtemps. Et déception immense … le trio s’est transformé en duo. Rich Mullins, le bassiste historique n’a pas fait le déplacement, pour une raison que j’ignore. Pour couronner le tout, Rob Oswald, le batteur attitré a été remplacé par un petit jeune certes compétent mais ayant à peu près le tiers du groove de Rob. Du coup en guise de KARMA TO BURN, nous n’avons que le guitariste Will Melcum sous la main … Triste mais surtout une véritable escroquerie. Sans la basse ronde de Rich Mullins, qui insuffle le groove si jouissif de la musique de KARMA TO BURN, les morceaux se voient réduits à leur plus simple impression. Très sec et presque agressif … le concert n’a aucun intérêt. J’ai presque les larmes aux yeux, tellement je suis déçu par la tournure du concert. Déçu, je préfère abréger mes souffrances pour filer assisté à la prestation de ROTIING CHRIST.

ROTTING CHRIST
Pas de surprise pour les Grecs, leur black metal mélodique fait mouche. Le son puissant et précis nous permet de profiter des tubes de ROTTING CHRIST. Un superbe moment qui compense (un peu) la terrible déception KARMA TO BURN.

ACCEPT
Après de nombreuses années d’absence, ACCEPT vient enfin se produire au Hellfest. Il était temps tout de même. Prestation très énergique et très efficace des Allemands. Pas de fioriture. Les nouveaux morceaux issus des 2 derniers albums sont parfaitement intégrés à la set- liste, qui fait tout de même la part belle aux grands classiques des années 80. Mark Tornillo, le chanteur américain qui a remplacé le mythique Udo Dirkschneider, tient parfaitement sa place. On notera Phil Anselmo, à fonds les manettes sur le bord de la scène. Manifestement, il est fan de la musique d’ACCEPT. Il se verra d’ailleurs invité sur le dernier morceau « Fast as a Shark » à pousser la chansonnette. Il jouera le fan en se prosternant devant le guitariste, Wolf Hoffmann. Cette grosse brute de Phil en est presque touchante tellement il semble sincère 😉

PAPA ROACH
Le moment de la pause est venu. Nous dégustons nos sandwichs en assistant de loin à la prestation de PAPA ROACH. Je ne suis pas spécialement fan de la musique de ce groupe, mais il faut noter que sur scène, l’énergie dépensée est incroyable. Jacobi Cadix, le chanteur est un tueur en front-man : le public est poussé jusque dans ses dernières limites. Même si l’âge d’or de PAPA ROACH est loin (dans les années 90), le groupe reste excellent en Live !

MY DYING BRIDE
3 ans après leur dernier passage, les vétérans du Doom britannique sont de retour au Hellfest. Pour ma part, ça faisait un bail que je n’avais pas vu le groupe. MY DYING BRIDE reste efficace. Après toutes ces années, le leader / chanteur, Aaron Stainthorpe semble en faire un peu moins sur scène : moins de pauses christiques et de moments torturés. Plus détendu, le chanteur a peut-être enfin pris le temps d’aller consulter un psy. Le concert passe rapidement, d’autant plus que le groupe a pris soin de sélectionner un extrait de chacun de ses disques, présentant tous les facettes de son talent. La prestation se clôture sur un superbe « The Thrash of Naked Limbs ».

CANDLEMASS
Après ce concert de MY DYING BRIDE, nous restons sous la tente ALTAR pour le prochain show, le passage de CANDLEMASS. Bon, en attendant, FINNTROLL fait son show juste à côté. J‘ai le plus grand mal à accrocher à leur Pagan Metal truffé de ritournelles, pas original pour un sous. L’attente devient longue voire pénible. Heureusement, le concert de CANDLEMASS me redonne rapidement le sourire. Matt Levens au chant est impérial, peut être un brin trop rock n’roll. Mais, la set-liste est terrible (avec un « Soulitude » majestueux pour finir), faisant la part belle au dernier album et esquivant tout de même quelques classiques. Prestation impériale des doomeux norvégiens.
IMMORTAL
La journée se termine avec une nouvelle prestation des Black Metalleux Norvégiens d’IMMORTAL. Un concert d’IMMORTAL est toujours un peu une forme de loterie : si Abbath, le guitariste / chanteur n’est pas en forme (genre s’il a picolé), la prestation peut tourner au grand n’importe quoi … heureusement aujourd’hui, il se tient … Les morceaux sont joués normalement. Cependant, cette fois, c’est le son, brouillon, criard et beaucoup trop fort qui vient saboter le concert. On reconnait à peine les chansons. Et encore, une fois, avec IMMORTAL, le concert devient pénible. Les Norvégiens sont en train de tourner comme CRADLE OF FILTH avec des prestations de plus en plus pénibles. J’espère que le groupe saura redresser la barre.
Dimanche
Avec un samedi finalement mitigé, j’espère que cette dernière journée sera à la hauteur.

DANKO JONES
Le sémillant canadien s’est vu attribué une place sur la Main Stage. Toujours aussi facétieux, DANKO JONES fait le spectacle : marrant. Les 2 derniers albums du canadien n’atteignent pas la qualité de ses premières sorties. Mais, l’enthousiasme en live est toujours là. Cependant, le concert tourne au one-man show, Danko sortant toujours les mêmes vannes. Il va falloir penser à les renouveler un peu sous peine de finir par lasser. Heureusement, les brûlots efficaces et tranchants sont toujours là.

SPIRITUAL BEGGARS
Après cette sympathique entrée en matière, il est temps de retourner sous la VALLEY pour un concert très attendu : les SPIRITUAL BEGGARS. Délaissant quelque peu ARCH ENEMY en ce moment, Michael Amott se concentre sur son groupe de heavy rock, pour notre plus grand plaisir. C’est un immense hommage pour au Metal des années 70 qui est rendu (Black Sabbath en tête) Bref, le concert tourne à la boucherie. Les mélodies sont percutantes et sur scène, le groupe déborde de passion. Le public se met au diapason en étant totalement déchainé.

MISERY INDEX
Un peu de Brutal Death ? Ça manquait au programme !!! Je file sous la ALTAR pour assister au concert des Américains. Ca poutre très très sévèrement ! Les musiciens sont de véritables virtuoses proposant une musique brutale mais terriblement propice au Headbanging le plus sauvage. Ce groupe reste peu connu dans nos contrées mais reste une véritable référence du style.

GOJIRA
Sur la MAIN STAGE 1, GOJIRA tient l’occasion de démontrer quelle importance il a pris sur l’échiquier Metal. Même en étant positionnés très haut sur l’affiche de ce dernier jour, les Landais nous proposent une set-liste curieuse. Parmi quelques classiques, le groupe nous sort surtout plusieurs vieilleries qui n’ont pas forcement leur place en festival. Pas très consensuel comme choix. Du coup, même si les fans doivent être ravis, le reste du public semble un peu circonspect. Cerise sur le gâteau, le son est une nouvelle fois totalement atroce (c’est récurrent avec les Main stage). Ihsahn, grand maître d’EMPEROR assiste au concert juste à côté de moi. Il ne reste que 3 morceaux avant de se barrer blasé par le son. Et honnêtement, nous aurions dû faire pareil.

DOWN (Cover Set)
Triste nouvelle : le père du leader de CLUTCH est brutalement décédé juste avant le Hellfest. Naturellement, le concert prévu a été annulé. Toujours dans les bons coups, Phil Anselmo et DOWN se sont proposés pour occuper le créneau sous la TEMPLE. Dans l’après-midi, des rumeurs ont couru sur le site comme quoi Vinnie Paul (ex-PANTERA) serait invité lors de ce concert qui pourrait bien être totalement évènementiel (Vinnie Paul + Phil Anselmo = ½ de PANTERA) …. Finalement pas de Vinnie Paul et très peu de PANTERA (juste un petit refrain de « Walk » à se mettre sous la dent) Mais un concert très sympa composé de reprises (avec du EYEHATEGOOD, CROWBAR, CORROSION OF CONFORMITY …) et une ribambelle d’invités (Jason Newsted notamment) Un bon moment mais pas extraordinaire !

STONE SOUR
Je retourne devant la MAIN STAGE 1, pour le concert de STONE SOUR. Les 2 derniers albums proposés par le gang américain m’ont vraiment séduit. Et je voulais découvrir sur scène l’autre groupe de Corey Taylor et Jim Root (SLIPKNOT). Le décor scénique est très épuré : juste un back-drop tendu orné des initiales de STONE SOUR… Cependant, le show est excellent : Gros son (pour une fois !) et grosse présence scénique d’un Corey Taylor, débarrassé des oripeaux de SLIPKNOT. Le chanteur se révèle être une vraie bête de scène, portant le show sur ses épaules. Musicalement, STONE SOUR sonne juste et percutant. STONE SOUR prend la peine de faire une reprise de BLACK SABBATH particulièrement bien senti. Une excellente découverte …

LORDI
Après leur victoire à l’Eurovision 2009 au nez et à la barbe de Michel Drucker, les gentils monstres de LORDI n’ont jamais réussi à transformer ce superbe premier essai. La faute sans doute à des albums moins réussis. En tout cas, les Finlandais ont fini par rentrer dans le rang. LORDI nous propose son show basé sur des morceaux de Heavy gentiment désuets mais fédérateurs et de nombreux effets spéciaux (feux d’artifice, costumes en latex, armes en mousse …) LORDI aura même l’honneur de voir Jay Jay French de TWISTED SISTER venir poser un solo. Un bon moment.

VOLBEAT
Voici enfin venir la tête d’affiche de cette dernière journée du Hellfest. Beaucoup doutait de la capacité de VOLBEAT à endosser ce rôle si prestigieux. Honnêtement, même si je ne suis pas un fan absolu, il faut bien reconnaitre que le challenge a été relevé avec brio.
S’appuyant sur une set-liste ultra-efficace, les Danois font parler la poudre. L’incorporation du l’ex-guitariste d’ANTHRAX, Rob Caggiano, est un succès : armé d’une technique irréprochable et d’un aisance naturelle, le pistolero insuffle une dynamique intéressante au concert, le tout avec grande classe. Il est le pendant naturel de Michael Poulsen, leader charismatique de VOLBEAT.
Barney, le grogneur de NAPALM DEATH vient même nous faire un petit coucou sur le duo « Elisabeth » …. La classe. Examen réussi avec mention.

GHOST
Aléa de la programmation, l’honneur de clôturer cette nouvelle édition du Hellfest revient à GHOST, et son style blasphématoire très visuel. Malgré quelques soucis techniques (coupure électrique au milieu d’un morceau), GHOST arrive à distiller son heavy boosté aux mélodies pop et sucrées. Superbe ambiance finale… Ca ressemble vraiment à une version satanique de ABBA.

Et voilà, c’est déjà fini. Il est déjà temps de refermer cette 7e édition du Hellfest.

Le festival fut un succès, c’est incontestable (plus de 100000 visiteurs encore cette année). La journée du samedi « grand public » (KIIS+ ZZ TOP) fut même la plus chargée de toute l’histoire du Hellfest.

Cependant, malgré toutes les louanges que nous pourrions adressés à l’organisation, il reste quelques points notables qui restent à améliorer:
– Le manque d’informations ! Les écrans géants existants pourraient être utilisés pour donner des informations (genre : annoncer les changements de programmation ! Par exemple, beaucoup de gens ignoraient que WHITESNAKE et TWISTED SISTER avaient échangé leur créneau)
– L’isolement rédhibitoire de la WARZONE !
– Encore et toujours les sanitaires ! C’est incroyable : les gens pissaient de partout notamment sous les tentes ALTAR / TEMPLE et VALLEY. Bonjour les odeurs !!
M’enfin, cela reste des détails ! On se retrouve l’année prochaine !
Pour finir mon classement tout personnel :

TOP
1- TWISTED SISTER
2- SPIRITUAL BEGGARS
3- STONE SOUR
4- MISERY INDEX
5- GHOST

FLOP
1- KARMA TO BURN
2- GOJIRA
3- DEF LEPPARD
4- TESTAMENT
5- IMMORTAL

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