Le HELLFEST 2014 vu par Raph

Me voici encore en train de courir après la rédaction de mes CR de concerts ! 5 mois de retard, je suis pas mal là, non ?

Ceci dit, me voici arrivé à la critique de l’évènement (avec un grand E) de l’année pour tout métalleux français qui se respecte : le pèlerinage du HELLFEST au cœur du pays Clissonais !

Alors que l’édition 2015 vient juste d’annoncer ses premiers noms, il est encore temps de se pencher sur le dernier festival. En 9 ans, le HELLFEST a pris une dimension incroyable pour atteindre aujourd’hui un superbe palier : il suffit d’énumérer les 3 têtes d’affiches pour mesurer le chemin parcouru : IRON MAIDEN, AEROSMITH et BLACK SABBATH ! Excusez du peu !

Ceci dit, pour les fidèles comme nous, peu importe les noms ronflants proposés en tête d’affiche. Chaque année, le voyage est un moment obligatoire et attendu. Par contre, il est évident que ces groupes mondialement connus ont un impact très fort sur les festivaliers plus « grand public ».

Et c’est bien le souci ! Aujourd’hui, le HELLFEST bat tous ses records d’affluence : plus de 150.000 personnes en 3 jours. Maintenant il n’est pas rare croiser des familles entières, des curieux, des hurluberlus vêtus de déguisements de plus en plus improbables … Dans la population présente, le die-hard métalleux n’est plus majoritaire et peut même se sentir un peu perdu, un peu dépouillé de « son » évènement. Il est vrai que le grand organisateur du HELLFEST, Ben Barbaud (gloire à lui !) n’a jamais caché son intention de populariser son bébé. Un des moyens employés a été de transformer la journée du samedi en une vaste fête familiale en programmant un maximum de groupes « main stream » ce jour précis.

Ainsi samedi, nous croiserons nombre de gens venus uniquement pour l’enchainement STATUS QUO / DEEP PURPLE / AEROSMITH. Lors des pauses repas, le dialogue s’instaure avec ces badauds totalement novices et on essaie de faire passer les messages importants (Si ! Si ! EMPEROR a eu un impact essential sur le monde du Metal !).

Cet élargissement populaire est symbolisé par l’installation d’une grande roue de fête foraine dans l’enceinte du site.

Vendredi

En début d’après-midi, nous arrivons enfin pour découvrir la nouvelle configuration du HELLFEST. L’organisation a fait de gros efforts sur la décoration des lieux : l’entrée principale a entièrement été pavée, le somptueux Metal market a été déplacé en dehors de l’enceinte du site à l’abri, plusieurs sculptures ont été disposés un peu partout …

En arrivant, le visiteur découvre un petit village de décor de cinéma, surplombé par un King Kong gonflable. Très réussi !

Cependant, tout de suite un constat s’impose : les milliers de personnes présentes ne facilitent guère les déplacements : ça se bouscule ! Même si le site a été entièrement réaménagé pour faire de la place, approcher des scènes principales tient de la véritable odyssée.
Dernier détail : comme d’habitude, nous précipitions sur les stands de merch’ pour récupérer des Pass 3 jours pour la prochaine édition à tarif préférentiel. C’est la douche froide ! Compte tenu de l’incertitude des dates pour la prochaine édition, aucune place au tarif préférentiel n’est vendue cette année. Glups !

MOD

Après avoir joué des coudes, nous arrivons devant la scène principale pendant la prestation énervée de MOD. Je ne savais même pas que le groupe existait encore. Les vétérans trashs / punk / crossover sont dans la place : physiquement, l’historique hurleur-leader, Billy Milano est méconnaissable. Le pépère s’est méchamment laissé aller. Par contre, il n’a rien perdu de sa verve entre les morceaux (vu les remarques que balance Billy sur Scott Ian, on sent qu’il a de l’eau dans le gaz). Musicalement, le cross-over de MOD reste efficace : ça hurle et ça tabasse. La set—liste est composée de plus de la moitié de reprise de SOD (Le side project culte réalisé avec notamment le sus-cité Scott Ian). On regarde le premier concert avec un petit pincement au cœur, en repensant aux années 80.

THERAPY ?

Toujours campé devant la main stage, on enchaine sur le concert du trio irlandais. Ça faisait 20 ans que je n’avais pas vu ce groupe depuis une prestation improbable au Summun de Grenoble. Cela ne nous rajeunit guère. A l’époque, THERAPY? avait rencontré un succès de fou (en France avec son disque « Troublegum »). Ça tombe bien : cette année, les Irlandais fêtent les 20 ans de leur plus gros succès. La set-list est fortement orientée vers ce disque : ce qui fait toujours plaisir.
Au contraire de Billy Milano, le leader, Eddy Cairnes n’a pas changé physiquement et tient une forme incroyable. On dirait le même qu’à l’époque. Une prestation qui fait plaisir.

SEPULTURA

Quelques mois à peine après une tournée française et notamment une belle date lyonnaise, nous retrouvons avec plaisir les Brésiliens. Rien de nouveau depuis la prestation au CCO. Un Derrick Greene musculeux fait parler la poudre ! Mais comme d’habitude, ce sont bien les « vieux » tubes de l’époque « Max » qui remportent tous les suffrages. Les nouveaux titres sont quand même trop trash / trop durs pour remporter une franche adhésion.

Honnêtement, la scène principale du HELLFEST m’a semblé un peu grande pour le quatuor brésilien. Avec une set-list quasi identique, j’ai préféré leur performance en salle à Lyon au printemps.

IRON MAIDEN

Voici déjà venu la première grosse affiche du festival. IRON MAIDEN était donc un rêve pour Ben Barbaud, un accomplissement.

Vu la popularité du plus grand groupe de heavy du monde, on peut le comprendre. Cependant, la présence de la légende anglaise a généré un énorme embouteillage devant la scène principale. Vu cette densité démentielle, il nous est impossible de nous approcher proprement. On finit par se poser très loin, derrière la grande colonne de techniciens. Et forcément, à cet endroit, le rendu sonore et visuel en pâtit méchamment.

Le groupe est très en forme et délivre une performance quasi identique à celle de Bercy en juin 2013, concert auquel j’avais eu la chance de participer. Ce concert est l’avant dernier de la tournée dédiée à l’album mythique de 1988 : “Seventh son of the seventh son”. Donc, forcement c’est la claque en termes de set-list ! D’autant qu’IRON MAIDEN rajoute un inattendu « Revelations ».

Détail quelque peu agaçant, Bruce Dickinson va passer le concert à nous tenir informé de la performance de l’équipe de France, qui joue en même temps son match de Coupe du monde contre la Suisse. Ce n’est pas qu’on s’en moque mais presque … Bon, il s’avère en plus que les Français enquillent but sur but, ce qui provoque une multitude d’interventions de Bruce. Bref, difficile de rentrer dans le concert des Anglais.

Au final, compte tenu de tous ces détails, mais surtout de notre emplacement aléatoire, ce concert de la vierge de fer fut mitigé pour ma part.

SLAYER

Décidément, on va rester toute la journée devant les scènes centrales ! Car voici que se présentent les vétérans de SLAYER. C’est incroyable mais les Américains sont présents tous les 2 ans au HELLFEST. Avec un concert de SLAYER, 2 choix sont possibles : soit ils se la jouent comme s’ils pointaient à l’usine en jouant leurs titres sans conviction, soit ils s’investissent et déclenchent une émeute. Ce soir, par bonheur, on aura droit à la 2e option. Il faut dire que Gary Holt qui remplace feu Jeff Hanneman insuffle une dynamique bienvenue au groupe. Le guitariste d’EXODUS est bien plus mobile que le blondinet.

Ce soir, SLAYER s’appuie sur une set-list extrêmement solide, en faisant tout simplement l’impasse sur tous leurs titres récents. Au final, les chansons les plus récentes seront celles issues du définitif « Seasons in the Abyss » (sorti en 1990 s’il vous plait) à l’exception de leur tout nouveau titre totalement anecdotique. C’est dire!

Malgré le concert rondement mené, je ressens une sorte de malaise. Tommy Araya enchaine ses répliques comme l’accoutumé (toujours les mêmes phrases posées au même moment entre les morceaux) comme si de rien n’était … Car, tout de même, depuis sa dernière prestation ici, SLAYER a perdu Jeff Hanneman, son mythique guitariste et surtout principal compositeur. Le blondinet a disparu récemment.

Heureusement, sur le dernier titre « Angel Of Death » de leur prestation, une bannière est déployée en back drop : le nom « Hanneman » repris sous forme du logo Heineken. Il y a comme un dernier clin d’œil de mauvais gout : rendre hommage à un alcoolique en reprenant une marque de bière. Cruel ! Bref …

Musicalement, un excellent concert de SLAYER.

KVELERTAK

Enfin, tout cela n’était que du menu fretin. Car voici venu le temps d’assister au Concert (avec un grand C) que j’ai attendu toute la journée. On quitte l’espace central des MAINSTAGES pour filer vers la WARZONE, ou la zone punk pour le groupe qui clôture la journée de cette scène : KVELERTAK !

Quand le groupe norvégien s’est rajouté à l’affiche lors de la toute dernière annonce, j’ai exulté ! KVELERTAK fait partie de mes grosses sensations récentes (avec GHOST, IN VAIN, GRAND MAGUS ou AUDREY HORNE) qui me font dire que le Metal est un style plus vivace que jamais.

Et ce soir, les Norvégiens vont littéralement tout péter avec leur mélange savoureux de Punk et de black metal. Une performance de fureur et de sueur ! Il est plus de 2h du matin mais les courageux encore présents rentrent littéralement en transe devant un concert plein de fureur et d’entrain.

LE concert du festival tout simplement.

Samedi

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, nous voici de retour en milieu d’après-midi ! La programmation de ce samedi (remember : la journée « familiale ») ne nous propose rien de bien alléchant. Du coup, on finit par se retrouver une nouvelle fois devant la MAINSTAGE un peu par dépit.

WE CAME AS ROMANS

Nous assistons un peu curieux à la performance de WE CAME AS ROMANS, des Américains pratiquant un Christian Metalcore à double voix des plus classiques.

Même si l’énergie est bien présente, le concert tourne un peu en rond. Le lascar chargé des voix claires est juste une plaie : aucun charisme et un talent plus qu’aléatoire. Il fait vraiment tache avec son acolyte hurleur qui lui envoie du copeau de 14. Mais globalement, le moment est moins désagréable que prévu même si au moment où j’écris ces quelques mots, je suis totalement incapable de me souvenir d’une chanson marquante.

EXTREME

On enchaine avec les vieux briscards d’EXTREME qui vont nous jouer l’intégralité de leur plus gros succès (du moins en France), « Pornograffiti ». Ça joue bien, avec classe, mais ça manque quelque peu d’âme et de folie. Pour la première fois du HELLFEST, nous sommes positionnés non loin de la scène ce qui nous permet enfin d’avoir un son correct et de voir les musiciens de très près.

Gary Cherone et Nuno Bettencourt en font des tonnes sur scène mais rien de bien folichon. La ballade sirupeuse « More than words » casse vraiment le show. (Détail amusant : le morceau est présenté par Nuno comme étant le morceau plus heavy « émotionnellement parlant » du répertoire d’EXTREME)

Bon bref, j’ai bien dormi.

DAGOBA

Vu la quantité de groupes présents au HELLFEST, il est parfois amusant de passer littéralement du coq à l’âne. Quelle plus parfaite illustration que ce cas précis avec l’enchainement DAGOBA / EXTREME ! Comme d’habitude, quand ils viennent au HF, les Marseillais vont délivrer un set ultra violent et ultra efficace. On sent bien que ce concert est une sorte de sommet au cœur de leur tournée. Même si le dernier album est un peu fade au final à mon gout, et même si DAGOBA devrait peut-être penser à se renouveler un peu, sur scène ça reste une sacré machine de guerre !

L’assistance est plongée dans la folie ! Shawter va en profiter pour lancer un Wall of Death d’anthologie ! (Faites une recherche sur youtube !)
Bonne séance de gymnastique brutale.

PROTEST THE HERO

On retourne vers la WARZONE pour le concert d’une des dernières grosses sensations en terme de Djent, les Canadiens de PROTEST THE HERO. Le grand Timonier est un fan fou furieux de ce groupe. On se place pour découvrir la sensation. Et en effet, techniquement, les musiciens sont irréprochables : ça joue à toute vitesse. La dextérité affichée est tout simplement hors du commun. Mais, une fois mis de côté cet aspect purement technique, il est vraiment difficile de s’accrocher à une mélodie ou à une ligne de chant. Ça va trop vite, c’est trop débridé … Entre chaque morceau, le front man fait preuve d’un humour pince sans rire tout à fait réussi. M’enfin, les morceaux sont durs à avaler pour quelqu’un qui ne connait pas les disques. On frôle l’indigestion.
Ça nous apprendra à se pointer sans avoir révisé les albums des groupes J.

COMEBACK KID

On choisit de se poser un peu en restant devant la WARZONE pour l’antithèse de PROTEST THE HERO : les coreux de COMEBACK KID. Ici, pas de fioriture : ça tabasse en règle sur de morceaux courts et entrainants incorporant 2 accords maximum. Grosse énergie pour un show débridé typiquement hardcore.

MONSTER MAGNET

La journée du samedi se termine déjà pour nous avec la prestation des Américains de MONSTER MAGNET sous la tente de la VALLEY. C’est la première fois que nous nous rendons devant cette scène cette année. Après un gros passage à vide au milieu des années 2000, MONSTER MAGNET est de retour avec leur stoner alambiqué et planant. Ce soir, Dave Wyndorf et sa bande sont en pleine forme et visuellement, ça se voit. Cependant, à mon grand regret, le groupe joue des morceaux légèrement improbables pour appuyer sur le côté très psychédélique. Du coup avec la fatigue, j’ai du mal à adhérer. Pas de « Crop Circle », « Hallucination Bomb » ou de « Negasonic Teenage Warhead » !

Heureusement le final « Powertrip » / « Space lord » me redonnera le sourire J Mais, je repars quelque peu dépité.

Dimanche

Avant d’attaquer cette dernière journée, le festival se résume à la performance de KVELERTAK, ce qui, il faut bien le dire, est un peu maigre. Heureusement, la journée du Dimanche va remettre les pendules à l’heure avec une vraie journée digne du HELLFEST.

CROWBAR

On arrive relativement tôt pour se positionner pour le set de POWERWOLF qui est vraiment l’objectif de cet après-midi. On en profite pour se délecter de la performance de CROWBAR. Bonne ambiance avec le sludge gras et limite doom du père Kird Windstein. Un peu poussif cependant sur la durée …

POWERWOLF

Quel contraste avec les Allemands de POWERWOLF qui vont méchamment secouer le cocotier d’un public qui s’endormait sous la chaleur écrasante. L’ambiance est tout de suite aux taquets. Le public est ravi et s’est clairement déplacé en masse. Les tubes aux refrains parfaitement mémorisables s’enchaînent rapidement pour un résultat imparable.

Dans un décor gothique de pacotille, les Allemands font un tabac ! Grosse révélation !

ANGRA

Après cette énorme claque, on décide de rester sur la pelouse pour assister à la prestation des Brésiliens d’ANGRA. Ce groupe est malheureusement en chute libre depuis le départ de son chateur, Andre Matos. Actuellement, c’est le chanteur de RHAPSODY OF FIRE, Sergio Leone, qui tient le micro. Le gars se démène mais ça ne prend pas. On s’ennuie ferme.

ALTER BRIDGE

Voilà un groupe que j’attendais aussi avec impatience. ALTER BRIDGE a une collection de tubes sous la main absolument ahurissante. Alors que la chaleur écrase les festivaliers, les pompiers interviennent pour nous arroser avec leurs lances à incendie ! Effet garanti !

Cela ne perturbe par Myles Kennedy avec son bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles (ce mec est fou). Le chanteur délivre une performance impeccable. Avec son gros rock metal typiquement US, ALTER BRIDGE marque de nombreux points.

ANNIHILATOR

Après l’énorme concert Lyonnais des Canadiens, c’est avec plaisir que nous retrouvons la bande de Jeff Waters sur une des grandes scènes du HELLFEST. Malheureusement, la performance du jour semble accréditer le fait que le groupe semble plus à l’aise sur la scène d’un club. Le concert est mou : il faut dire que la set-list n’est pas spécialement adaptée à un festival. Le groupe choisit de faire l’impasse sur nombre de ses tubes. Tant pis …

BEHEMOTH

Après ANNIHILATOR, on retrouve les affreux Polonais de BEHEMOTH ! La aussi, les Polonais passent après une très belle performance remarquée sur Lyon. Le concert est donc similaire avec de nombreux effets théâtraux et spectaculaires.
Tout le décorum est impressionnant, mais ne serait rien sans la qualité de la musique. Et là, c’est fort : très fort ! BEHEMOTH est vraiment tout en haut du podium du Black / Death mondial.

PARADISE LOST

On quitte enfin la grande scène pour filer admirer le concert des Anglais sous la tente ALTAR. Nous sommes de très grands fans de PARADISE LOST. Rien de nouveau … Encore une fois, le groupe semble jouer en roue libre ! Concert après concert, la set-list semble gravée dans le marbre et même si les tubes sont de sortie, ça serait peut pas mal d’insuffler un peu de nouveauté dans tout cela … Dommage.

EMPEROR

Amusant qu’EMPEROR soit programmé après BEHEMOTH ! Il est ainsi possible de comparer l’élève et le maitre (enfin toute proportion gardée car même si on reste dans le Black Metal, les 2 groupes sont quand même dans un style diffèrent : Black Death pour les Polonais, Black Symphonique pour les Norvégiens). Là où les Polonais nous ont époustouflé avec une débauche d’effets spéciaux, EMPEROR se la joue presque sobre. S’appuyant avant tout sur la musique de leur excellent 1e album (un disque séminal du genre !) Ihsahn et toute sa bande nous ravage la tête.

Alors que nous apprécions les hymnes immortels de EMPEROR, nous remarquons la présence à 2 pas de nous du guitariste d’ANGRA, Kiko Loreiro qui ne perd pas une miette du spectacle.

Même si le concert d’EMPEROR n’a pas le caractère évènementiel de 2007, le moment est incroyable émotionnellement. Enorme … En rappel, on aura même droit au EP « Wrath of the Tyrants » ! Après l’intégralité de « In the Nightside Eclipse », nous sommes comblés.

SOILWORK

Alors que BLACK SABBATH investit la Mainstage, nous nous préférons nous éclipser pour assister à un évènement rare : un concert français de SOILWORK. Depuis plusieurs années, les Suédois boudent littéralement notre beau pays. C’est bien dommage : la troupe de Björn « Speed » Strid fait partie des fleurons du Death Metal Mélodique. D’ailleurs, la tente ALTAR est finalement plutôt bien remplie, ce qui a presque le don d’amuser « Speed ». Il nous remercie même de préférer assister au concert de SOILWORK qu’au concert de BLACK SABBATH. Pendant qu’Ozzy massacre consciencieusement le répertoire des vétérans du Heavy Doom, SOILWORK nous gratifie d’une performance échevelée.

Très dynamique, les musiciens sautent dans tous les sens. A tel point que le bassiste va littéralement passer à travers la scène ! Plus de peur que de mal, le musicien peut reprendre sa place après quelques minutes de flottement quelque peu angoissantes (« Tu crois qu’il est mort ? »).

Après cet ultime concert, il est temps de quitter le festival de l’enfer, avec cette superbe dernière journée. En tant que Français, nous pouvons être heureux de voir qu’un évènement de cette ampleur se déroule chez nous. Après avoir pleuré pendant des années devant les festivals allemands, il est heureux d’avoir notre propre festival éclectique et géant.

A l’année prochaine pour le 10e anniversaire !

TOPs
1 KVELERTAK
2 POWERWOLF
3 EMPEROR
4 ALTER BRIDGE
5 SLAYER

FLOPs
1 EXTREME
2 ANGRA
3 WE COME AS ROMANS
4 MONSTER MAGNET (Grosse déception ! )
5 PROTEST THE HERO (Désolé, je n’ai pas compris)

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