compte rendu du concert de KILLSWITCH ENGAGE, mardi 05 juin 2012, Ninkasi Kao, Lyon

Par raph

Une semaine après la déflagration Slayer à Clermont, j’ai les yeux encore perdus dans les étoiles … Mais, en cette période pré Hellfest, il n’y pas de temps à perdre, un nouveau concert se présente au Ninkasi Kao de Lyon : Killswitch Engage.
Ce groupe américain est tout simplement la référence historique en metalcore américain. Les voir faire une escale à Lyon est presque un miracle. Il n’y a pas si longtemps, seule la capitale avait l’honneur d’un concert d’un groupe de ce calibre. Killswitch Engage a juste influencé toute la scène metalcore notamment américaine, inventant pas mal de gimmicks propres au genre.
Cette date au Ninkasi Kao de Lyon est donc historique, dans la mesure où il s’agit de la première date en province de Killswitch Engage. Pour l’occasion, ils sont accompagnés par les sémillants Marseillais de Dagoba. Même si j’ai eu l’occasion de voir les Phocéens à peut prêt 12 fois, c’est toujours un plaisir de croiser leur route. Leurs shows sont toujours percutants et plaisants.
A noter qu’il y a quelques mois, Killswitch Engage a du se séparer de Howard Jones, le chanteur attitré depuis 2002. Celui-ci, atteint d’un diabète, a du jeter l’éponge … Les Américains ont alors fait appel au tout premier chanteur, Jesse Leach, qui œuvrait sur les 2 premiers albums du gang. Le retour du chanteur historique sonne comme une promesse : celle de la réutilisation d’un son hard-core, plus raw, moins policé et plus éloigné des élans melo-death observés sur les 2 derniers albums. Ce retour n’est une surprise pour personne, Jesse Leach ayant déjà dépanné le groupe en 2010, lors d’une précédente indisponibilité d’Howard Jones.
En ce mardi 05 juin, je me présente un peu avant 20 heures devant le Ninkasi … Je croise alors un maximum de potes qui ont se sont déplacé pour l’occasion. Du coup, entre les discussions et les bières, je zappe complètement Dagoba qui avait commencé son set à 19h30 … Ce n’est pas vraiment un drame, vu le nombre de fois où je les ai vu.
D’après les échos, Dagoba a assuré un show très efficace, comme à son habitude serais-je tenté de dire.

 

KILLSWICH ENGAGE
A 21h00 ronflantes, les Américains déboulent en trombe sur scène. Et comme pour marquer franchement la fin de l’histoire avec Howard Jones, Killswitch Engage débute son concert avec les 3 premiers morceaux de l’album « Alive or Just Breathing », leur 2ème album de 2002 (Le dernier avec Jesse Leach). Et forcement, le rendu est très violent. Le groupe entre sans temps mort dans le concert, comme dans une lutte à mort.
Tout de suite, Jesse Leach en impose en tant que leader, magnétisant tous les regards. Le gars est en forme olympique, se démenant avec énergie, et lâchant ses vocaux agressifs sans difficulté apparente. Il ne cesse d’arpenter de long en large la petite scène du Kao, insufflant une grosse énergie au concert. A noter son superbe tee-shirt Cro-Mags ! Bien vu de rendre hommage au glorieux gang hardcore de New York. On dirait presque que Jesse Leach n’a jamais quitté le groupe tellement il semble à l’aise et communicatif.
Adam Dutkiewicz, le grand (par la taille et le talent) guitariste (et surtout leader du groupe) apparait comme le 2ème centre d’intérêt de Killswitch Engage. Avec son mini short en jeans, son bandana, son gilet imprimé façon costard, le gars est totalement dans son trip (un regret cependant, sa panoplie de ce soir ne comprend pas sa cape de superman habituelle) … Le gars s’enquille bière sur bière, tout en jouant ses parties avec efficacité. De loin, il parait complètement ivre voire incontrôlable. On se demande s’il ne va pas péter un câble : ses acolytes semblent même parfois surpris par ses interventions complément décalées ! (Genre: il demande au public si on peut lui prêter une ou deux copines pour la soirée pour les sentir (littéralement) !! Éclat de rire général . L’ambiance est à la franche rigolade. Le guitariste fait tellement de bêtises, qu’il arrachera ses câbles par maladresse. Déclenchant une coupure technique de quelques minutes, qui sera meublé avec brio par tous les membres du groupe.
Malgré son ébriété, Adam Dutkiewicz se montrera presque émouvant en remerciant le public de le suivre depuis si longtemps, et permettant ainsi à Killswitch Engage de faire ce qu’il préfère : jouer live ! :bow:
A noter que les 3 autres musiciens sont beaucoup plus discrets, restant dans l’ombre de Jesse Leach et Adam Dutkiewicz. Mais, ils restent d’une efficacité redoutable, la section rythmique notamment !
L’enthousiasme et la décontraction sont donc de mise. Le public est absolument déchainé. D’ailleurs, il faut noter la belle mobilisation du public lyonnais ; le Ninkasi n’est pas plein, mais presque … pas loin de 450 personnes je dirais à vue de nez !
Le son est bon : puissant et intense. L’idéal pour profiter du pilonnage en règle effectué par les Américains. Et malgré toutes leurs décontractions, les musiciens sont ultra carrés.
Même si la set liste fait la part belle aux 2 premiers albums, les plus grands tubes de la période Howard Jones sont joués: « My Curse », « Rose of Saryn » … Cependant, le dernier album « Killswitch Engage » paru en 2009 est complètement zappé (dommage, y’a de bonnes choses dedans : « The Return », « Save me », « I would do anything » … )
1h15 de show (rappel compris) ça reste court, même pour une performance digne des jeux olympiques tout en effort physique … Malgré tout, cela reste bien plus appréciable que les 45 (!!!!) minutes de leur dernier concert au Trabendo parisien que j’avais pu faire !
Le show se clôture sur la reprise endiablée du « Holy Diver » de Dio. Une reprise vitaminée qui va déclencher une mêlée incroyable dans le public.
En conclusion, excellent concert : court mais intense! Les corps ont été mis à dure épreuve dans la fosse du Kao ce soir : je peux en témoigner.

 

Set-Liste Killswitch Engage
01. Numbered Days
02. Self revolution
03. Fixation on the Darkness
04. Rose Of Saryn
05. Absolution
06. Take This Oath
07. Prelude
08. Vide infra
09. Temple from the Within
10. Arms Of Sorrow
11. A Bid Farewell
12. Life To Lifeless
13. My Curse
14. The End Of Heartache
——————————
15. My Last Serenade
16. Holy Diver (Dio Cover)
________________________________________________________________________
Cette entrée a été publiée dans compte rendu de concerts, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.