*histoire de soins 2* aides soignant-e-s

Reportage avec Hélène, aide soignante dans une maison de retraite rue Louise Michel sur Tournon (Ardèche),  qui revient avec nous sur ces 40 années d’expérience dans ce secteur de la santé, ses conditions de travail, les luttes qu’elle a vécues.

Avec elle, on discute des idées de « femmes coincées dans ce genre de métier », « quand le métier fait le sale boulot » (issu de la thèse de Anne-Marie Arborio), les notions de bien-traitance et de mal-traitance.

Il y aura aussi le « que sais-je » du métier d’aide-soignant-e et une réflexion sur la vieillesse et le soin que les EHPAD, les institutions françaises, la société est prête offrir.

sic: Fanchon Daemers qui reprend « la vie s’écoule », « la chanson des résignés », « s’affranchir ». Solo de violon de Sarah Neufeld, solo d’accordéon de Sophie Cavez, la reprise d’une chanson de Stromae par les sages femmes de la maternité des Lilas en lutte. Pour en savoir plus: reportage sonore de « sons en luttes » . Et en final « Soin Soin » (chant en franco-provençal) interprété par Marie Arquillière.

ps: Nous avons féminisé le nom de ce métier pour cesser d’essentialiser ce métier, même si la réalité social est que les femmes représente 90% de l’ensemble des aides soignant-e-s.

 

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Une réponse à *histoire de soins 2* aides soignant-e-s

  1. kleu dit :

    « Je vais rentrer chez moi, prendre un repas avec ma famille, sans répondre au téléphone. Ça va être ma première soirée normale depuis quatre mois », annonce Marielle. C’est tout, pas un mot de plus. Quelqu’un pleure un peu, mais au fond, elles sont toutes trop fatiguées pour chanter victoire.

    Jeudi 27 juillet, à 17 heures, vient de s’achever une des plus longues grèves de France, à Foucherans, dans le Jura. Une dizaine d’aides-soignantes et de salariées des Opalines, un Ehpad privé (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), avaient débrayé le 3 avril contre leurs conditions de travail, notamment l’insuffisance de personnel.

    Lire aussi : « On ne les met pas au lit, on les jette » : enquête sur le quotidien d’une maison de retraite

    « Le soir, on a 3 min 41 pour coucher chaque résident : on ne les met pas au lit, on les jette », témoignent les filles dans Le Monde. Elles parlent de culpabilité. « La nuit, je me réveille, je me sens complice », dit une autre. Les salaires sont de 1 350 euros net, avec deux week-ends travaillés. « Vous n’aurez rien, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais », leur avait annoncé un des directeurs du groupe.
    Deux postes mais pas de reconnaissance

    Assez vite, pourtant, l’Agence régionale de santé, qui finance le volet médical des maisons de retraite (y compris privées), avait accepté la création de deux postes supplémentaires aux Opalines. Mais, pendant des jours, les négociations continuent d’achopper sur ce qui peut paraître un détail, mais s’est transformé en symbole pour les grévistes : le paiement d’une prime exceptionnelle, autrement dit, un geste de la direction prouvant qu’elles en ont bavé pendant des mois.

    « On voulait que notre travail et notre combat soient reconnus », explique Sylvie, une aide-soignante. En gros, la prime demandée est de 591 euros alors que la direction en propose 350. Rien d’autre. Cela fait longtemps que le mouvement a laissé tomber ses demandes d’augmentations de salaire (100 euros de plus). Les grévistes ne réclament même pas le paiement des quatre mois non travaillés. Juste cette fameuse prime de 591 euros.
    « Ce n’est pas la fin du mouvement »

    La semaine dernière, le conflit a commencé à prendre une tournure nationale : intervention à l’Assemblée nationale, deux députés – dont François Ruffin (Parti communiste-La France insoumise) – se déplacent à Foucherans, des réunions ont lieu au ministère de la santé… D’autres Ehpad commencent à se solidariser, un peu partout en France. « Les problèmes de personnels sont les mêmes partout », explique Albert Papadacci, représentant CGT du groupe Korian, lui aussi privé. Le groupe des Opalines (quarante-trois Ehpad en France) se décide enfin à nommer un médiateur, Vincent Chagué, maître de conférences en management à Limoges.

    Jeudi, en fin d’après-midi, la prime est négociée à 450 euros net, mais assorties de trois semaines de congés payés tombées du ciel, auxquelles n’avaient même pas rêvé les grévistes. Elles reprendront le travail le 28 août. « Ce n’est pas la fin du mouvement, on continue à vouloir améliorer les conditions de travail au niveau national », dit Anne-Sophie Pelletier, leur porte-parole. Une conférence de presse rendra la fin du conflit officielle, vendredi à 11 heures, devant les Opalines de Foucherans.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/07/27/les-aides-soignants-de-la-maison-de-retraite-des-opalines-a-foucherans-mettent-fin-a-leur-greve_5165791_1651302.html#OHg9TM1YcDLkSGhd.99

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