Spectaculaire

émission à caractère culturel (un peu mais pas trop quand même) les mercredi de 14h à 15h

La deux centième s’en vient !

Posté le | ven 7 Juin 2019 | Aucun commentaire

Dans moins de deux semaines, après six ans et cent quatre-vingt dix-neuf émissions, c’est la deux-centième que nous fêterons ! Alors, comme ce sera le lendemain du 18 juin, nous lançons un grand appel à notre cher public : rejoignez-nous, venez tou.te.s à la radio (24 rue du sergent Blandan, à côté de la place Sathonay, dans le 1er), le mercredi 19 juin, si vous le pouvez et le voulez, pour faire la fête avec nous ! Si vous vous pointez, même, un peu avant la fin de l’émission, vers moins dix quoi, on vous fera passer à l’antenne ! Chiche ? Et pour après, on vous invite au Tasse-Livre et on vous offre une tournée de café – ou mieux pourquoi pas, mais bon, du champagne, nan, ça, ça ne sera pas certain du tout !!

 

émission n° 200 !! (mercredi 19.6.19)

Posté le | mar 18 Juin 2019 | Aucun commentaire

Enfin on l’a eue : la deux centième ! Et pour fêter dignement cet événement (oh ben si c’en était un peu un hein quand même…) nous avons reçu une institution lyonnaise qui a également fait une sorte de fête récemment : le Musée des Moulages, dont la réouverture a eu lieu début mars ! C’est Sarah Betite, la responsable du Musée (rattaché à l’Université Lumière Lyon 2), qui est venue nous parler des « copies en plâtre d’après des originaux » (les moulages !) et de ce renouveau du lieu. Réécoutez l’émission, comme toujours, ci-dessous, avec la programmation musicale aussi improbable que remarquable de Gérald (Nino Ferrer, de la musique grecque et – avec même, en avant-première et en entier, le nouveau générique : « les vendanges de l’amour »), un compte-rendu sur Barbe-Bleue d’Offenbach (« un spectacle de qualité, très enlevé ! » ; à l’Opéra jusqu’au vendredi 5 juillet ; vidéotransmission gratuite au Grand théâtre dans le cadre des Nuits de Fourvière le samedi 29 juin à 21h30 ; billets [4 places maximum] à retirer à partir du 13 juin aux billetteries de l’Opéra de Lyon et des Nuits de Fourvière : renseignements au 04 69 85 54 54), accompagné de l’Ouverture (Merci Sophie !), et les annonces sur les derniers spectacles de la saison, toutes les programmations se terminant actuellement (Inflammation du verbe vivre de Wadji Mouawad (jusqu’à ce samedi 22 juin, au TNP), la semaine d’orgue à l’Auditorium, une sélection pour les Nuits de Fourvière et une mention seulement du festival Berlioz – dont nous parlerons plus prochainement ! Merci encore aux auditeurs.trices venu.e.s : même si on vous aurait voulus plus nombreux, votre présence a compté pour nous – et vous avez pu boire des limonades !

L’image contient peut-être : texte

 

hier et aujourd’hui par Ostermeier : « le professeur Bernardi » aux Célestins

Posté le | lun 17 Juin 2019 | Aucun commentaire

[compte-rendu aussi intéressant que mis en ligne tardivement, la faute au modérateur du blog…]

La pièce Professeur Bernhardi (Arthur Schnitzler, 1912 ; texte édité chez Actes Sud) [donnée au théâtre des Célestins du mercredi 2 au dimanche 6 mai 2018] est de grande qualité : du « Ostermeier » – la mise en scène sobre mais subtile, le jeu précis et naturel des comédiens nous donnent l’illusion de plonger dans le texte – et rien d’autre ! J’avais déjà eu l’occasion d’apprécier des mises en scène de pièces d’auteurs scandinaves (milieu bourgeois, relations conflictuelles, tensions, analyse psychologique… comme ici) et d’en apprécier cet aspect : Ostermeier ne rajoute rien, il ne fait pas dans la surenchère, la surinterprétation et la lourdeur de certains metteurs en scène.

Je pense que la pièce illustre bien le travail d’Ostermeier dans l’ensemble : la revendication d’un réalisme narratif (qu’il défend contre un théâtre postmoderne, déconstructeur), d’un engagement, l’ambivalence (défense de la démocratie, de ses institutions pour améliorer le monde mais aussi penchant pour une certaine forme d’anarchie et de rébellion, et là je pense à certains personnages de la pièce – et surtout au professeur Bernhardi – car certes, il est victime de ses origines juives – origines, car il agit comme scientifique, homme des Lumières non comme représentant d’une pensée juive ou du judaïsme – mais il est aussi victime (??) de sa conduite « juste », notamment dans la toute dernière scène).

Le sujet de la pièce (l’antisémitisme, le populisme, la désolidarisation) prend un écho particulier en ce moment [en mai 2018, NDLR] : une vidéo sur internet a mis en émoi l’opinion publique en Allemagne, un jeune musulman ayant agressé un étudiant juif dans la rue (il portait une kippa) en le fouettant avec une ceinture et en le traitant de « juif » en arabe. Les médias ont relancé le débat sur l’antisémitisme d’extrême droite d’une part et de certains musulmans d’autre part – et donc sur la façon dont devait être abordée le passé nazi. Le metteur en scène Thomas Ostermeier s’est également emparé d’un sujet politique particulièrement préoccupant : la montée du populisme, l’utilisation du racisme et des scandales dans le jeu politique. L’auteur Arthur Schnitzler nous livre un tableau réaliste et une fine analyse de la société autrichienne de la Première République, à savoir ici, la bourgeoisie (médecins et politiques) catholique et juive « assimilée ». Il pointe les antagonistes, les clivages et la perte des valeurs avec le triomphe du mouvement völkisch. Si le professeur Bernhardi dénonce l’odieux chantage dont il est victime, ses adversaires s’étonnent qu’on puisse qualifier leur action de marchandage… C’est le triomphe de la pensée criminelle et du cynisme contre les valeurs, la vérité et la justice. Mais c’est aussi le triomphe de l’indifférence, du désengagement, comme le déclare Bernhardi : « celui qui n’est pas pour moi , est contre moi« . L’indifférence, l’opportunisme, le racisme sont dénoncés par Schnitzler ; ils le sont aussi par Ostermeier. Le décor, les acteurs sont contemporains : c’est le monde d’aujourd’hui, la réalité sociale et politique d’aujourd’hui – et c’ est pourtant encore le monde « d’hier » – pour reprendre les mots de Stefan Zweig -, le monde de Schnitzler. C’est le grand mérite d’Ostermeier : saisir pour nous l’essentiel, l’essence (?) des grandes œuvres qu’il choisit de monter.

Mais ce sentiment de « contemporanéité » ne tient pas que du seul sujet, de la réalité sociale et politique mais surtout – et c’est certainement là l’essentiel – de l’analyse psychologique des personnages, de ces » masques qui tombent » au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire (je parlais en effet de tableau réaliste, de fine analyse). Ostermeier, les comédiens ont su remarquablement interpréter et donner aux analyses psychologiques du médecin et connaisseur de l’âme humaine qu’était Schnitzler toute leur épaisseur. Ils ont su également rendre l’esprit de la pièce (qualifiée de « Comédie » par Schnitzler) : l’équilibre entre gravité et humour, pessimisme et optimisme (encore des ambivalences !). L’humour n’est pas là pour nous faire supporter l’insupportable, l’intolérable (nous savons ce que Schnitzler ne pouvait pas savoir). Non, c’est cette mise à nu de l’âme humaine, le fait de la rendre intelligible qui nous procure quelque espoir. C’est le choix, certainement, d’Ostermeier : raconter des histoires, narrer, observer les hommes et nous les donner à observer.

E.F.

 

Professor Bernhardi

émission n° 199 (mercredi 12 juin)

Posté le | mer 12 Juin 2019 | Aucun commentaire

Cela faisait un peu longtemps alors nous avons reçu une plasticienne, l’artiste Hélène Lagnieu (page FaceBook) ! Venue nous parler d’elle (d’autres le font très bien !) et de son travail (elle expose par exemple à la galerie parisienne Béatrice Soulié), elle a aussi assuré la programmation musicale (Jimi Hendrix, Carlos Sarli et le trio-quatuor Medeski Scofield Martin & Wood – Pascal Comelade, c’est un choix de Gérald !) et a même suggéré un livre (Bréviaire du colimaçon, Sur la vie spirituellede Jacqueline Kelen) dont un extrait a été lu à l’antenne ! Après cette splendide émission, on est fin prêts pour la deux centième la semaine prochaine ! Vous aussi on espère !

programmation musicale :

 

190612 spectaculaire 199 Hélène Lagnieu

Les beaux monstres d’une fantasmagorie contemporaine dansée : « Anthologie du cauchemar » aux Célestins

Posté le | ven 7 Juin 2019 | Aucun commentaire

Le spectacle donné actuellement au Théâtre des Célestins jusqu’au samedi 8 juin auquel j’ai eu la chance d’assister hier à 20h, tient magistralement ses promesses (au vu du flyer-programme déjà très alléchant) ! Dépêchez-vous d’y aller ce soir ou demain car il n’y aura malheureusement pas d’autres dates !
Anthologie du cauchemar,  sous-titré « Ballet épouvantable », puisqu’il s’agit aussi d’un ballet ( avec cinq danseurs), a été conçu par la chorégraphe brésilienne Marcia Barcellos, l’artiste protéiforme français Karl Biscuit (à la mise en scène, la musique et la conception vidéo) et le Système Castafiore.
C’est tout simplement vertigineux et renversant comme peut l’être un rêve et/ou un cauchemar (car comment bien les délimiter ?). Vous serez plongés dans l’univers paradoxal de vos nuits si proches et si lointaines. Cette immersion progressive d’une heure et quart qui use (mais point n’abuse) de l’Écran, qui fascine plus qu’elle ne met mal à l’aise, s’inscrit finalement à la fois dans la tradition fantasmagorique d’un Robertson (Paris, XIIIème siècle) et une très longue tradition fantastique notamment picturale. Tout se passe comme si le fameux Cauchemar de Füssli, se faisant tableau vivant et dansant , vous invitait à le pénétrer, à évoluer dans sa « toile » au fil de vos fantasmes les plus singuliers, forcément universels (sans lunettes 3D !).
Nourrie et tissée de références plus ou moins lisibles et (in)conscientes : on peut penser par exemple au Répulsion de Polanski, à La belle et la bête de Cocteau, au thème classique du double, etc, à certains moments), Anthologie du cauchemar, n’en reste pas moins d’une inventivité folle et jouissive très communicative. Des saynètes aussi courtes et denses que variées toujours captivantes s’enchainent à merveille, dilatent et contractent l’espace- temps à volonté. Elles entrelacent de manière très sophistiquée des chorégraphies surprenantes, des créatures inquiétantes au sein d’un « décor » hyper mouvant par lequel l’écran (de projection) du rêve prend tout son sens et sa force. Hybridation, déplacement et condensation ouverts à toutes les interprétations…
Bref, vous l’aurez deviné, il s’agit là d’un bijou fulgurant parfaitement enchâssé entre L’eau et les rêves de Bachelard et l’Etoffe des rêves dont nous sommes faits de Shakespeare, le masque tragique du mort-vivant, le monde d’un Bosch, d’un Goya ou d’une Louise Bourgeois…
Le rideau baissé, on ne sort pas d’un mauvais rêve mais on est troublé, ravi et habité par le spectacle. Seulement cinq danseurs ? On est scotché par cette prouesse dansée, costumée, musicalisée et projetée.
Mon seul regret ? Ne pas avoir eu le privilège de recevoir ces artistes dans nos studios.

Gérald

 

anthologie_cauchemars

© Hélène Builly

 

émission n° 198 (mercredi 5 juin 2019)

Posté le | mar 4 Juin 2019 | Aucun commentaire

Enfin, de retour sur le blog (car, à l’antenne, c’est le cas depuis un moment !), après des déboires liés à l’internet dans le quartier, nous avons reçu l’historien lyonnais Gérard Corneloup : il nous a un peu parlé de lui et beaucoup de Lyon qu’il connaît très bien, pour y être né et, depuis 1975, être devenu (avec brio !) « l’historien de service » (sic !). Réécoutez toute l’émission ci-dessous pour retrouver notamment la « complainte » (?) de l’anarchiste Santo Caserio et les annonces des manifestations culturelles et néanmoins actuelles : une exposition de dessins à la galerie Dettinger (Sarah V. et Pascale Roux, du samedi 8 au samedi 29 juin) et des pièces de théâtre, dans le cadre des Nuits de Fourvière (l’Orestie, par Georges Lavaudant, du mercredi 5 au samedi 8 juin, à 21h30) et des toutes fins de saison des Célestins (Anthologie du cauchemar, par le Système Castafiore, du mardi 4 au samedi 8 juin, 20h) et du TNP (Inflammation du verbe vivre, par Wajdi Mouawad, du mardi 11 au samedi 22 juin, 20h/19h30) !

Lyon secret et insolite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programmation musicale : 

 

Annonces : 

 

 

190605 spectaculaire 198 Gérard Corneloup

émission n° 197 (mercredi 29 mai)

Posté le | mar 4 Juin 2019 | Aucun commentaire

(précisions à venir sur la venue de Paule Cornet)

émission n° 196 (mercredi 22 mai)

Posté le | mar 4 Juin 2019 | Aucun commentaire

(précisions à venir sur la venue de David Gauchard – avec Thoreau !)

émission n° 195 (mercredi 15 mai)

Posté le | mar 4 Juin 2019 | Aucun commentaire

(précisions à venir sur la venue de Michel Fernandez)

« la place royale » : des rois et reines aux Célestins !

Posté le | jeu 9 Mai 2019 | Aucun commentaire

Quelle pièce, cette Place royale de Corneille (1634) au Théâtre des Célestins, du jeudi 9 mai au mercredi 29 (ouf, quelle série de représentations !), dans la mise en scène de Claudia Stavisky (déjà venue il y a quelques années) ! Plus d’informations à venir sur ce spectacle plein de mots, de rebondissements, d’humour et d’énergie !

 

Place-royale

© Hélène Builly

 

keep looking »