Spectaculaire

émission à caractère culturel (un peu mais pas trop quand même) les mercredi de 14h à 15h

émission n° 227 (mercredi 14 octobre)

Posté le | jeu 8 Oct 2020 | Aucun commentaire

C’est Philippe Torreton que nous avons été vraiment heureux et flattés de recevoir à l’occasion de la pièce la Vie de Galilée (Bertolt Brecht, 1943) mise en scène par Claudia Stavisky au théâtre des Célestins (jusqu’à ce dimanche 18 octobre, à 20h en semaine et 16h le dernier jour). Le très grand comédien a beaucoup parlé du théâtre et de Galilée qu’il interprète. Pour tout savoir sur cette passionnante pièce (disons autant que Gérald et moi !), réécoutez l’émission et ne manquez pas de jeter un oeil à la quinzaine de très intéressantes (et plutôt courtes) vidéos d’interview des artistes principaux de ce magnifique spectacle (le protagoniste, le traducteur et la metteur en scène !). Les annonces en fin d’émission ont surtout concerné le théâtre des Célestins : Philippe Torreton reviendra du 27 avril au 8 mai 2021 pour jouer dans la pièce Tout mon amour (Laurent Mauvigner, 2012) et, pendant les vacances scolaires à venir, Dimanche, un spectacle total (farce, objets, marionnettes !) propose de réjouir petits et grands (du mercredi 21 au dimanche 25 octobre, en milieu et fin d’après-midi !).

 

 

 

 

 

 

La-vie-de-Galilee-51

© Simon Gosselin

 

 

 

programmation musicale :

en guise de générique de fin, Brecht/Eisler chanté par Pia Colombo : « Chanson de la solidarité » extraite de Jours de la Commune (Ed. La Fabricca Album, Brecht, ballade du capitalisme et autres poèmes politiques) [version diffusée à l’antenne différente de celle-ci] :

 

 

201014 spectaculaire 227 Philippe Torreton

émission n° 226 (mercredi 7 octobre)

Posté le | lun 5 Oct 2020 | Aucun commentaire

Pour changer un peu, c’est la dessinatrice Priscilla Horviller (Facebook) que nous avons reçue aujourd’hui. Notre invitée nous a parlé d’elle, de l’atelier BD qu’elle anime (tout public à partir de dix ans, les mercredi sur le plateau de La Croix-Rousse) ainsi que de sa très récente publication, la baronne du Jazz (Steinkis, avec Stéphane Tamaillon) sur la vie de Pannonica de Koenigswarter. Si feuilleter les premières pages vous donne envie d’en savoir plus, réécoutez l’émission et courez vite vous chercher un exemplaire ensuite !

© steinkis

 

 

 

programmation musicale :

(merci à Priscilla qui nous a fourni l’essentiel des extraits avec son magnifique digipack deluxe « a tribute to Pannonica », Cristal Records, 2018 !)

 

201007 spectaculaire 226 Priscilla Horviller

émission n°225 (mercredi 30 septembre)

Posté le | mer 30 Sep 2020 | Aucun commentaire

Comment dire l’époque dans laquelle nous vivons ? Sommes-nous dans, après ou « Avant la tempête » ? C’est le nom de la biennale qui a lieu jusqu’à la mi-novembre sur trois sites différents, à Lyon ainsi que dans les environs (galerie l’Oeil écoute, l’Estanco du Mont Cindre à Saint-Cyr et la Batie en art à Saint-Laurent d’Agny) et nous avons invité deux responsables et une artiste pour en parler : Jean Fleury, Marie-Lou et Pierrette Burtin-Serraille (Facebook). Réécoutez l’émission pour tout savoir sur cette biennale – qui propose les oeuvres d’art à la vente, ce dont les artistes ne peuvent que se réjouir, pas tant pour des raisons pécuniaires que pour le plaisir de voir leurs oeuvres continuer à vivre (dans un autre lieu qu’enveloppées ou mises de côté dans leur atelier…) !

 

 

 

 

 

Aucune description de photo disponible.

Batie en Art

 

 

 

 

 

programmation musicale :

(un premier titre que nous ne diffuserons probablement pas mais qui, ancien générique oblige, s’impose !)

(belle critique du Monde ici !)

 

 

200930 spectaculaire 225 Avant la tempete

émission n° 224 (mercredi 23 septembre 2020)

Posté le | mar 22 Sep 2020 | Aucun commentaire

Eh bien, voilà, c’est reparti ! Et de quelle manière : pour un spectacle qui traitera des Canuts historiques des années 1830 : Écho de la fabrique (ou la Révolte des Canuts) ! Certes, c’est en mai prochain à la Renaissance (du jeudi 27 au samedi 29 mai 2021) mais c’est une excellente chose de lutter contre le marasme ambiant en se projetant dans l’avenir ! Nous avons donc reçu celui qui mène ce projet depuis 2019, François Hien (déjà venu pour son intelligente et délicate mise en scène de Olivier Masson doit-il mourir aux Célestins en janvier dernier) ainsi que Marie Evreux, responsable du développement culturel à l’Opéra de Lyon (à écouter chez nos confrères, interviewée seule : sur France Musique ou RCF Lyon). Pour tout savoir  sur cette pièce (le terme est franchement réducteur), retrouvez les présentations limpides dans les « missives » de l’Harmonie communale (n°1 puis n°2) et réécoutez l’émission ci-dessous ! Vous pouvez aussi retrouver François Hien ce samedi 26 septembre au Théâtre des Célestins (18h30-19h45) pour la dédicace de son livre les Soucieux (éditions du Rocher, 2020) dans le cadre de la « Journée particulière » qui accompagne la rentrée du théâtre (avec l’illustrateur Martin Lebrun ainsi que Thierry Jolivet et Philippe Torreton notamment). Une seule annonce : la biennale 2020 « avant la tempête » à Batie en Art, dans trois lieux, à Lyon et en région (la galerie l’Oeil écoute sur les quais de Saône, la Batie à Saint-Laurent d’Agny et l’Estanco à Saint-Cyr au Mont d’Or), du 6 septembre au 15 novembre (renseignements pratiques dans ce flyer et dans notre prochaine émission !).

 

© photo GLC – gravure Heny – photomontage A.Strehaiano pour Collectif X

 

 

Martin Lebrun (« journée particulière », samedi26septembreCélestins)

 

 

 

programmation musicale :

(extrait des Inrocks #1293 du 9.9.2020 « spécial Rentrée Musiques »)

 

200923 spectaculaire 224 échos de la fabique F Hien

 

Back to basics !

Posté le | jeu 17 Sep 2020 | Aucun commentaire

Salut canut à tout le monde ! Rassurez-vous : la COVID n’aura pas eu raison de nous !! Gérald et moi préparons notre retour, pour mercredi 23 septembre avec François Hien ! Et nous aurons également des invités pour le 30 ! Super ! Vive le retour aux affaires ! Prenez soin de vous et à très vite sur les ondes canutes !

« aujourd’hui, ça remonte à quand la fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois ? »…

émission n° 223 (mercredi 17 juin 2020)

Posté le | lun 15 Juin 2020 | Aucun commentaire

Enfin : nous sommes revenus ! Quelle longue absence nous avons eue ! Mais il faut nous comprendre aussi : le confinement a été long et le déconfinement n’a pas changé la donne tant que ça – les spectacles ne pouvant avoir lieu, l’émission « Spectaculaire » n’a pu reprendre sans artistes à inviter… Mais, puisqu’il a réouvert ET que c’est avec lui que nous avons lancé notre saison, c’est avec le Musée de l’Imprimerie et de la communication graphique que nous l’avons terminée (page Facebook) ! Après Joseph Belletante, le directeur du Musée, venu en septembre dernier, c’est Bernadette Moglia, la responsable de la communication, que nous avons reçue ce mercredi pour parler de la réouverture du musée, de la programmation de l’été et de ses nombreux trésors (évoqués en partie dans la toute dernière publication du musée – elle date de mai ! -, la réédition du Guide déraisonné des collections chez les étonnantes éditions 205) ! Attention : avant que la situation sanitaire ne revienne à la normale, le musée est ouvert du vendredi au dimanche inclus, de 10h30 à 12h et de 14h à 18h (la fermeture de la mi-journée étant dédiée à la mise en conditions sanitaires des lieux, pour la sécurité du public) ; mais dès le mercredi 1er juillet, retour aux horaires habituels : du mercredi au dimanche, 10h-18h30 ! Alors, réécoutez l’émission pour (presque) tout savoir sur le musée et bien préparer votre visite nécessaire, tant ce lieu est fascinant et enrichissant ! On en reparle à la rentrée car, l’actualité culturelle n’étant pas trépidante, nous craignons de n’avoir rien à dire et préférons en rester là pour cette saison et nous économiser pour mieux redémarrer en septembre prochain (et nous ne pourrons pas ne pas couvrir l’exposition « VinylesMania » qui aura lieu au Musée de l’imprimerie et de la communication graphique du mercredi 1er octobre au dimanche 21.2.2021 !). D’ici là, bon été à vous !

 

Nouvelle édition 2020. 23×17 cm. 158 pages. Broché. ISBN : 978-2-919380-31-2 19,50 €

 

 

 

Programmation musicale :

(bon, on y diffusera pas forcément ce premier titre mais c’est un peu en rapport avec les caractères mobiles de Johannes Gutenberg, l’inventeur de l’imprimerie quand même !…)

bonus :

 

 

200617 spectaculaire 223 Musée Imprimerie

 

« pas de bras, pas de chocolat »…

Posté le | lun 30 Mar 2020 | Aucun commentaire

oui, ce n’est pas très drôle mais comment dire autrement que, sans actualité culturelle ET avec la situation de confinement, eh bien il est difficile de continuer à faire des émissions de Spectaculaire… Donc, on ne peut que vous inviter à réécouter (en intégralité si vous le souhaitez ; ou seulement quelques-unes, c’est comme vous voulez) les deux cents vingt deux émissions en ligne sur le site ! Et on se retrouvera en mai ou plus tard ! D’ici là, portez-vous bien – c’est très sincère !

 

émission n° 222 (mercredi 11 mars 2020)

Posté le | jeu 12 Mar 2020 | Aucun commentaire

Pas de Gérald, pas d’invité : ah ça n’est jamais gage d’une bonne émission, ça… En réécoute néanmoins, pour ceux qui le souhaitent, des annonces : expositions, festivals, théâtre, musique, cinéma ! Quel beau programme de spectacles actuels et futurs ! Sans revenir sur tout, soyez attentifs.ves aux événements suivants : la seizième édition du festival « mon voisin est francophone » (pour mémoire, réécoutez Suzanne Page il y a presque un an pile ; retrouvez des informations dans le programme), le festival de danse « Sens dessus dessous » (jusqu’au dimanche 25 mars ; attention : des annulations de spectacles ont été annoncées et sont à retrouver sur le site), la soirée du cinéma hongkongais à l’Institut-Lumière (ce samedi 14 à partir de 20h30), le week end avec Yannick Haenel à l’Auditorium (deux concerts valent de s’intéresser à la venue de l’écrivain : Drumming de Steve Reich samedi 14 à 18h et l’Histoire du soldat de Stravinsky dimanche 15 à 11h) !

Programmation musicale :

(en concert ce vendredi 13 20h30 avec Molly Sablé à l’Épicerie Moderne)

 

 

 

200311 spectaculaire 222 Annonces diverses

émission n° 221 (mercredi 19 février)

Posté le | sam 15 Fév 2020 | Aucun commentaire

Pour parler du spectacle I Was Looking at the Ceiling and Then I Saw the Sky (John Adams, 1995) donné actuellement par l’Opéra de Lyon au théâtre de la Croix-Rousse (du jeudi 13 février au dimanche 23), nous avons reçu deux artistes du Studio de l’Opéra, un chanteur et une chanteuse : Alban Legos et Clémence Poussin (Facebook), respectivement Dewain et Consuelo, sur scène ! Les deux jeunes artistes nous ont un peu parlé d’eux et ont presque tout dit (de ce qu’il était possible de dire !) sur l’opéra pop la poignante et virevoltante comédie musicale dramatique du compositeur américain et de sa librettiste June Jordan (1936-2002) ! Mais comme dire ce n’est pas réellement faire, allez assister à l’une des enthousiasmantes représentations (20h en semaine, 19h30 le samedi et 15h le dimanche) : vous ne serez pas déçu.e.s ! Pour les annonces en fin d’émission, un peu de théâtre (Architecture se termine ce soir aux Célestins ; Agatha est donné jusqu’à vendredi au TNP) et de musique (la Première symphonie de Mahler sera jouée par l’ONL jeudi et vendredi à l’Auditorium).

 

© Blandine Soulage

 

Programmation musicale (seulement des titres de l’oeuvre) :

© Jean-Louis Fernandez

(nous avons a-do-ré ; si si, lisez-nous !)

 

 

200219 spectaculaire 221 ‘I was looking at the ceiling’

Cet amour qui déchiquette et est dur : c’est « architecture » aux Célestins

Posté le | mer 12 Fév 2020 | 2 commentaires

1.

Architecture, 12-19 février 2020

Grande salle du Théâtre des Célestins

Trois heures sans entracte.

« (L’)ARCHITECTURE (DU CHAOS) » *

Titre d’un documentaire passionnant, et sans doute (?) trop méconnu, consacré au nazisme et à l’hitlérisme comme esthétique délirante, réalisé par Peter Cohen en 1992 (commentaire lu par Jeanne Moreau). 

Pascal Rambert (texte, mise en scène et installation), après avoir déjà écrit spécialement pour certains de ces comédiens, écrit « Architecture pour chacun et tous » comme le précise sa note d’intention. Cela veut dire neuf comédiens hors-pair (dont l’exceptionnel Jacques Weber comme une cerise sur le gâteau), neuf comédiens incarnant singulièrement et magistralement les membres d’une famille viennoise brillante et très cultivée confrontée à la fois à sa propre violence explosive et à celle de l’Histoire (« avec sa grande hâche » comme aurait dit Perec). Chacun est mu et transporté par sa quête douloureuse de sens et de beauté dans un monde qui est en train de s’effondrer.

Pour Pascal Rambert, « Architecture est un memento mori pour penser (panser ?) notre temps ». C’est vrai que la mort (a fortiori du langage) est omniprésente dans ce « spectacle » ravageur et bouleversant, totalement trans-historique, « mais on en sort vraiment ragaillardi et tout « tourneboulé ». Cette « belle guerre des nerfs » de trois heures n’a pas fini de vous remuer et de vous questionner sur ce qui reste d’humanité et d’amour quand tout concourt à leur perte. Culture et barbarie ont toujours fait si bon ménage !

S’il s’agit d’une « brutale histoire de famille qui s’apparente à un naufrage (…) aux lendemains de la Première guerre mondiale et aux portes de l’Anschluss », ce contexte historique et cette situation familiale particulièrement troublées ont vite fait de tendre à une réflexion très profonde et universelle sur ce qu’est le corps, le langage, l’amour, la mort, la politique et sur quelques « raisons d’espérer ».

À partir d’un texte très puissant (avec de belles fulgurances) et très référencé, s’organise une folle polyphonie au sein de laquelle chacun des comédiens joue sa partition à merveille. La scène des Célestins architecturée et designée (cf. le mobilier…) avec un soin et une efficacité maximale (on pense à ces neuf « colonnes parlantes » ioniques qui constituent aussi le dispositif sonore et mémoriel de la pièce) devient, in fine, le théâtre d’une parole agissante (« quand dire c’est faire ») où le corps (aimant-frustré-jouissant-souffrant-prostré-combattant…) doit et devra de toutes façons prendre position pour continuer à (éventuellement) exister.

Mais comment sortir indemne de toute ces violences conjuguées, de toutes ces humiliations à répétition, de ces combats perdus, de ce nihilisme anxiogène, de cette sale époque qui ressemble furieusement à la nôtre ?

Une « pirouette finale », comme une ultime mise en abîme du spectacle après un grand nombre de métaphores architecturales (les quatre-vingt douze métopes du Parthénon par exemple…), laisse un peu, à mon goût et malgré tout, à désirer…

Allez-y ! C’est une pièce vraiment inoubliable !

 

Gérald

 

 

2.

La pièce Architecture (Pascal Rambert, 2019), donnée actuellement aux Célestins, est absolument fabuleuse, prodigieuse, faramineuse ! Elle contient tout : la vie, l’amour, la mort, la haine, les guerres, la famille, le couple, les enfants, le sexe, la honte, l’homosexualité, l’Histoire, la géographie, l’Europe, l’Amérique, le racisme, le sexisme, l’orgueil, l’art, la maladie, le trouble, l’inquiétude, l’intranquillité, la sérénité, la joie, la douleur, le passé, le présent, la philosophie, la musique, la littérature – et l’architecture ! C’est, bien entendu, facile de procéder une énumération, mais c’est également complètement fidèle à ce qu’est cette pièce de théâtre total. Les comédiens, tout de blanc-beige vêtus au début, sont toujours présents sur scène et, ne dialoguant pas toujours entre eux, se livrent la plupart du temps à des monologues extrêmement bien écrits et splendidement joués. Mettre en avant Emmanuelle Béart ou Jacques Weber n’a pas vraiment de sens car tous les comédiens sont excellents – tout au plus cela signifie-t-il que la distribution comporte de vraies célébrités qui appartiennent à l’histoire du cinéma français. Il ne reste hélas qu’une date à Lyon, ce soir – sinon, il faudra aller à Bologne ou attendre une reprise… peut-être une diffusion aura lieu à la télévision mais attention : le spectacle vivant ne doit se voir que sur scène ! la télé n’est qu’un pis-aller…

 

C.R.

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